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Full text of "Histoire de l'imprimerie en France au XVe et au XVIe siècle"

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HISTOIRE 

DE 

L’IMPRIMERIE 

EN FRANCE 

AU XV e ET AU XVI e SIÈCLE 



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HISTOIRE 

DE 

LIMPRIMERIE 

EN FRANCE 

AU XV" ET AU XVI" SIÈCLE 

PAR A. CLAUDIN 

LAUREAT DE I.» INSTITUT 

TOME QUATRIÈME 

PUBLIÉ 

SOUS LA DIRECTION DE LÉOPOLD DELISLE 

MEMBRE DE L’INSTITUT 

PAR PAUL LACOMBE 

BIBLIOTHÉCAIRE HONORAIRE A LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE 




PARIS 

IMPRIMERIE NATIONALE 



MD CGC CX IV 



Les pages intermédiaires sont blanches 




Imprimé 

par Décision de M. le Garde des Sceaux 
Ministre de la Justice 
pour 1 Exposition universelle de 1900 




Les pages intermédiaires sont blanches 




AVANT-PROPOS. 



Il faut toujours plaindre un auteur qui, victime d'une mort 
imprévue et rapide, n’a pu, ni s’éditer lui-même, ni mettre la 
dernière main à l’œuvre qu’il avait commencée. Peut-on être 
certain que le continuateur, quels qu’aient cté son ^èle et sa 
conscience, a toujours saisi le sens des pensées de l’écrivain 
disparu, et ne s est pas écarté d’une voie dans laquelle il n’a 
personne pour le guider? 

Cette réflexion me vient tout naturellement à l’esprit au 
moment où je dois moi-même présenter au lecteur le qua- 
trième volume de Y Histoire de l’imprimerie, dont l'achèvement 
m’a été confié, l’auteur l'ayant, par malheur, laissé interrompu, 
au moment où, cependant, son travail était à peu près ter- 
miné. Si mince qu’ait été la part de collaboration qui m’était 
réclamée, la réflexion énoncée dès la première ligne de cet 
Avant-propos n’en est pas moins frappante en ce qui concerne 
l’ouvrage de Claudin. Le présent volume contient la fin de 
l’histoire des ateliers typographiques lyonnais au xv e siècle, 
telle que Claudin en avait conçu le plan; ce plan, je crois 
l’avoir respecté de la façon la plus absolue dans les conclu- 
sions dont la rédaction m'incombait; je crois même avoir fait 
la plus complète abnégation de mes idées personnelles dans 




VIII 



AVANT-PROPOS 



les cas où celles-ci se sont trouvées en opposition avec les 
idées de l'auteur, et je ne pense pas que Ion puisse me repro- 
cher les rrès rares remarques, additions et rectifications que ) ai 
consignées avec toute la discrétion possible, dans le résumé 
qui occupe les dernières pages du volume. José espérer, au 
contraire, que ce résumé, avec les modifications que j’y ai 
introduites (numérotage et classement des ateliers anonymes, 
indication des sources), contrairement au modèle que Claudin 
avait laissé à la fin de son deuxième volume, pour les ateliers 
parisiens, sera apprécié par les travailleurs et trouvera bon 
accueil auprès d’eux. 



Claudin est décédé Je 25 février 1906 dans sa soixante- 
treizième année. Je n’essaierai pas de tracer ici une esquisse 
biographique du libraire érudit qui sut prendre un bon rang 
parmi les historiens de la typographie française; d’autres l’ont 
fait avant moi, et je ne pourrais que répéter ce qui a déjà 
été fort bien dit '. Au jour de ses obsèques, la plupart de ses 
confrères et nombre de bibliothécaires ou d’amateurs, qui 
avaienr été ses clients, avaient tenu à apporter par leur pré- 
sence un dernier hommage à celui que les uns considéraient 



C]«uiilinnyaiitéié,anmi>is(Ie janvier 1903, 
nomme chevalier île la Légion d'honneur, ses 
confrères et ses amis lui offrirent un banquet 
pour celé hier ceue distinction. La réunion eut 
heu le 2 8 février sons ia présidence de M. Émile 
Picot, membre de ['Institut, qui dans un cha- 
leureux discours apprécia les mérites de l’auteur 
île {’ Histoire de l'imprimerie el lui adressa, en son 
nom et au nom de tous, les félicitations les plus 



vives. Claudin ne manqua pas de remercier ses 
confrères et ses amis, et son allocution ren- 
ferme d’intéressants détails sur ce qu’on pourrait 
appeler la genèse île son grand ouvrage. (Voirie 
Bulletin du bibliophile, 1 903 , p. 1 6 0-1 73. — Le 
compte rendu de cette réunion amicale est de 
M. Georges Vicaire; il a été tiré à part sons le 
titre de : Hommage à AI. A. Claudin..., 1 yo;. 
In 1 } pages, avec portrait.) 



AVANT-PROPOS 



[X 



comme leur ami, et en qui les autres perdaient un doyen qui 
avait fait honneur à leur corporation. Ce sont ces sentiments 
que M. Edouard Rahir traduisit en termes émus au nom de 
ses confrères; c’est surtout ce que M. Léopold Delisle, dont 
la parole autorisée se fit entendre la première, exprima, dans 
une éloquente allocution, au nom de la Bibliothèque natio 
nale, à laquelle Claudin proposa toujours ses plus inté- 
ressantes trouvailles 

A mon tour, désireux de payer aussi mon tribut à la 
mémoire de fauteur de 1 Histoire de l’imprimerie, je veux indi- 
quer comment il se trouvait si bien préparé à entreprendre 
cette œuvre. Point n’est besoin, pour cela, de donner une 
bibliographie complète des travaux antérieurs de l’historien : 
il suffira de rappeler que, de 1880 à 1901, il ne publia pas 
moins de vingt-cinq études relatives aux origines de la typo 
graphie française. Douze au moins de ces études, dont cer- 
taines sont des ouvrages importants, concernent le xv' siècle, 
et se rapportent aux villes dont voici les noms : Albi (1880), 
Avignon (1898), Paris (cinq monographies; 1883-1901), Poitiers 
(1894 et 1898), Salins (1892), Totdouse (1893), U\ès (1899). 
J’abuserais évidemment de la patience des lecteurs si, à 
cette énumération, j’ajoutais la liste des autres publications 
de Claudin, dans lesquelles il a traité des productions typo- 
graphiques, des imprimeurs, des libraires du xvi' et même 



’ Le compte rendu des obsèques de Gandin 
a été publié par M. G. Vicaire, avec ie texte 
des discours oui y furent prononcés, dans ie 
Bulletin du bibliophile, 1906, p. i .(4 150. — - 
Le Bulletin mensuel de l' Association amicale des 



commis-libraires français contient (livraison de 
mars 1906, p. 26-28) une notice nécrolo- 
gie] ne sur Garni in, par Honoré Champion, qui 
mérite d’etre signalée. — Voir aussi le Bull, de 
laSoe. de nul. du Protestantisme, 190 6 , p. 191. 



X 



AVANT-PROPOS 



du xvii* siècle; je ne dois cependant pas manquer de faire 
remarquer quelles sont nombreuses '. Cest que pour satis- 
faire sa curiosité et ses goûts, autant que par obligation 
professionnelle, Claudin entretenait avec tous les grands 
bibliophiles des relations très suivies et trouvait auprès 
deux le meilleur accueil; cela lui permettait de faire des 
découvertes souvent curieuses, soit dans leur propre col- 
lection, soit dans les ventes, qu’il suivait assidûment. De 
là les notes, presque toujours intéressantes, qui sont éparses 
dans les Archives du bibliophile (1858-1905), catalogue officinal 
que peu d’amateurs ont conservé, mais qui mériterait de 
faire l’objet d’un dépouillement attentif La rédaction de ce 
catalogue fut pour Claudin un excellent exercice biblio 
graphique; cest ainsi qu'il acquit son expérience toute spé- 
ciale, secondée par une merveilleuse mémoire (à laquelle on 
pourrait peut-être lui reprocher de s'être fié trop souvent) 
qui lui permettait d’apercevoir du premier coup les formes 
typiques de certains caractères ou les particularités des pro- 
cédés adoptés par tel ou tel imprimeur. 

Cest pour ces différents motifs et par sa notoriété que 
Claudin se trouva tout désigné à l’attention de M. le Direc- 
teur de l’Imprimerie nationale et que celui-ci le chargea de 
la rédaction du grand ouvrage dont il voulait entreprendre la 
publication à l’occasion de l’Exposition de 1900. Ce choix, 
il faut le dire, rencontra un assentiment unanime, aussi bien 
parmi les confrères de 1 auteur que parmi les bibliothécaires. 

On trouvera nue liste complète des on- des livres imprimés de la Bibliothèque iitttiotutle 
vrages de Gaudin dans le Catalogue geWral {Auteurs), t.XXIX { 1^07), colonnes 78^0, f. 



AVANT PROPOS 



xi 



les érudits et les amateurs. Chacun s’empressa de procurer à 
l’auteur de l ’ Histoire de l’imprimerie les renseignements dont il 
pouvait avoir besoin, les uns en lui communiquant les rare- 
tés bibliographiques qui se trouvaient entre leurs mains, les 
autres en lui ouvrant largement les collections dont ils avaient 
la garde. Les spécialistes eux-mêmes lui rendirent de fréquents 
services, et si Claudin avait pu joindre une post-face à son 
ouvrage, il n’aurait pas manqué, croyons-le, d'évoquer avec 
reconnaissance le souvenir de deux bibliographes qui 
l'avaient précédé dans la tombe : Robert Proctor, dont 
il utilisa les avis en plus d’un cas, tout en négligeant de 
suivre la merveilleuse méthode de cet excellent érudit 
et M llc Marie Pellechet, qui lui fournit souvent de très pré- 
cieuses indications A . 

La compétence avérée de l’auteur, aidée de concours aussi 
utiles devait produire d'excellents résultats, et l'on peut affir- 
mer que l’œuvre de Claudin a fait faire un très grand pas à 



1 Robert Proctor, bibliographe anglais, ne 
en i 868 , mort par accident en 1 903, est l’an- 
teiir iI’iiii Index w lie early printed looks in the 
Sritish Muséum, qui i'a rendu célèbre. Il avait 
adopté , pour l’identiltcatinn des types employés 
par chaque imprimeur, différents procédés dont 
le plus important est celui de lu mensuration 
des interlignes. Ce procédé, dont l’application 
donne d'excellents résultats, commence à se 
généraliser et était, d'ailleurs, bien connu par 
Claudin. On se demande pounpioi il ne s’eu est 
jamais servi, ou du moins pourquoi il parait 
avoir toujours voulu l’ignorer. — Cf. L. De- 
lisle, Les Incunables lin Musée Britannique , dans 
le Journal des Savants, janvier- février 1 <j 1 0. 
tv. 



M"'' Marie Pellechet, liée en 1 84°, morte 
le 1 1 décembre tpoo, est l’auteur île plusieurs 
travaux bibliographiques dont le plus important 
devait être le Catalogue général des incunables 
des Bibliothèques de France. Il lie lui a été permis 
de publier que le premier volume de ce grand 
ouvrage, quelle avait entrepris ;t ses frais, mais 
dont elle a assuré l'achèvement par 1111 legs 
spécial. M. Lntiis Polain continue dignement 
l’œuvre de celle dont il avait été le collabo- 
rateur et l’ami, et a déjà fait paraître deux 
nouveaux volumes du Catalogue général. Grâce 
aux améliorations que l’expérience a suggérées 
à l’auteur, les historiens de l’imprimerie possè 
derout bientôt lin admirable répertoire. 

C 



Mil 




XII 



AVANT-PROPOS 



l’étude de l’histoire de l’imprimerie en France. Est-ce à dire, 
pourtant, que cette œuvre soit exempte de toute critique? 
Sans sortir de mon rôle d ‘éditeur impartial, sans abuser de ce 
fait que l'auteur n’est plus là pour se défendre, je puis bien 
constater ce que sa méthode de travail avait, en certains cas, 
de défectueux. Travaillant un peu trop au jour le jour, n ayant 
peut-être pas suffisamment envisagé l’ensemble de sa tache, il 
découvrait chaque jour et utilisait de même — avec beaucoup 
d’ingéniosité, il est vrai — quelque aperçu nouveau, et ces 
découvertes lui suggéraient des réflexions, des remarques, 
des comparaisons qui, sans que, peut-être, elles vinssent 
gravement contredire des constatations anterieures, ne sc 
trouvent pas toujours à la place quelles auraient dû occuper. 
De là, des hypothèses souvent ingénieuses, mais quel- 
quefois hasardées; de là, une dispersion de la matière qui 
est loin de faciliter l’usage de l'ouvrage... Ces défauts, il 
les eût certainement atténués s'il lui avait été donné de 
poser lui-même les conclusions de son travail et de le ter- 
miner par des tables destinées à guider les lecteurs dans leurs 
recherches '. 

On s’est quelquefois un peu trop hâte de faire à Claudin 
des reproches qu'il ne méritait certainement pas. On a signalé, 

Pour remédier autant cjiie possible à celle rédaction d'une liste provisoire des ouvrages 
absence <le tables, qui devraient être multiples décrits par Claudio dans ses quatre premiers 
et très détaillées, mais qui ne sauraient être éta- volumes. Cette première table, suivie d'une 
blies d'une façon définitive tant que l'ouvrage antre, qui est consacrée au groupement des 
ne sera pas entièrement terminé, M, Léopold ouvrages par ateliers, est actuellement encours 
Delisle a considéré comme indispensable la d'impression et paraîtra tics prochainement. 



AVANT-PROPOS 



xin 



par exemple, certaines lacunes dans l’indication des pro- 
ductions des différents ateliers. D’abord, il n’aurait été juste 
de formuler cette critique qu’en ce qui se rapporte aux 
ateliers parisiens; 1 histoire des ateliers lyonnais du xv e siècle 
n’étair pas encore terminée, et rien n’autorisait à lui faire grief 
d’omissions qui pouvaient nêtre qu’apparentes, puisqu’on 
ignorait ce que devait contenir le présenr volume, qui paraît 
seulement aujourd’hui. Ensuite, il est visible que Claudin, 
bien qu’il ne l'air que rarement spécifié, n'a pas eu l’intention, 
ni la prétention de dresser le bilan compter de chacun des 
ateliers qu i] a étudies. De plus, bien des répertoires, dont 
l'usage nous semble maintenant tellement naturel qu’on ne 
prend même pas la peine de les citer malgré les profits qu’on 
en tire, n’avaient pas encore vu le jour à l'époque où Claudin 
avait commencé sa publication; s il n'a pas eu la bonne chance 
de découvrir lui-même quelque volume ignoré, s’il n’a pas 
eu, comme nous, le bénéfice de travaux récemment parus, 
ne devons-nous pas généreusement l'absoudre? 

Je ne puis pas, évidemment, énumérer ici tous les ouvrages 
auxquels je fais allusion dans les lignes qui précèdent, mais, 
comme moi, le lecteur aura pensé aux travaux bibliogra 
phiques les plus importanrs qui ont été publiés dans ces 
dernières années; rels : le Catalogne de la bibliothèque de 
M. Pierpont Morgan (1907), celui de la bibliothèque de 
M. Fairfax Murray (1910), ou enfin le quatrième volume 
du Catalogne Rothschild (1912) que nous devons à l’érudirion de 
M. Emile Picot. Tels sonr, encore, les quarre volumes de la 
savante Bibliographie lyonnaise de M, Baudrier, qui ont paru 




XIV 



AVANT-PROPOS 



depuis 1908, et les tomes II et III du Catalogue général des in- 
cunables, commencé par M ,[e Pellechet et si bien continué par 
M. Louis Poiain. Quelles ressources nouvelles les historiens 
de l’imprimerie pourront-ils trouver auprès de ces puissants 
auxiliaires! Ces ressources nouvelles, loin de nous en faire 
des armes contre ceux qui n’ont pas pu en profiter, nous 
devons les accueillir avec reconnaissance; elles viennent 
ainsi, pour le plus grand honneur de ceux qui les constituent, 
accroître le domaine scientifique, sans pour cela diminuer 
le mérite de ceux qui, les premiers, ont contribué à le 
former. De tout ceci, je pourrais fournir de nombreux 
exemples; je demande la permission de n’en citer qu’un seul, 
car je ne veux pas avoir moi-même l’air de dresser un ré- 
quisitoire contre l'auteur de l ’ Histoire de l’imprimerie. Il s’agit, 
d’ailleurs, d’une double particularité qui l’aurait certainement 
intéressé. 

M. Louis Poiain a décrit avec sa précision habituelle une 
édition du Bréviaire des Nobles, datée du 18 janvier 1484 (v. st.) 
et imprimée à Bréhan-Loudéac par Robin Foucquet et Jean 
Crès ( Catalogue general des incunables -, t. II, n° 3523). Certes, 
le livre était connu; il avait été décrit sommairement par 
M. de La Borderie {L’Imprimerie en Bretagne au xv siècle) en 1878; 
mais ce que M. Poiain a constaté, c’est que le volume ren- 
lerme une pièce de vers qui donne en acrostiche les noms 
d Anthoine Caillant, Louis Martineau et Geoffroy de Marnef. 
C’est une véritable découverte, qui nous apprend qu’il a du 
exister une édition parisienne du Bréviaire des Nobles (proba- 
blement la plus ancienne), dont on ne cite aucun exemplaire. 



AVANT-PROPOS 



xv 



On peut assurer que Claudin, s’il avair pu connaître cette 
curiosité à l’époque où il ctudiait les productions des presses 
de Caillaur, n’aurait pas manqué d’en faire mention en même 
temps qu’il décrivait (Hist. de l’impr., t. I, p. 303) Le Miroir 
d’or de l'âme pécheresse et l’Échelle de pénitence, deux livres dont 
l'existence avait d’ailleurs été constatée par M' k Pellechet ( Une 
Association d’imprimeurs parisiens) dès 1897. j’en ai assez dit, je 
pense, pour faire pardonner à l’auteur de 1 Histoire de l’imprimerie 
les lacunes qui se sont trouvées déjà ou seront comblées par 
des découvertes faites après la publication de son ouvrage 
et, en ce qui regarde celle que j’ai citée, j’ajouterai qu’il est 
excusable d’avoir omis ou ignoré, au sujet d’une édition 
parisienne, un renseignement qu’on ne pouvait trouver 
qu’entre les feuillets d'un incunable breton. 

Pour différentes raisons d’ordre administratif, près de deux 
années s’écoulèrent après la morr de Claudin sans qu’il fur 
possible dctudier les moyens d’achever et de mettre au jour 
le volume dont la publication se trouvait en suspens. Alors 
fut faite une constatation des plus regretrables : on ne 
retrouva dans les papiers de l'auteur aucun manuscrit, pas 
la moindre note pouvant servir de guide au travailleur de 
bonne volonté qui accepterait la mission de terminer l’œuvre 
inachevée. Claudin avait donné le bon à tirer des 54 premières 
feuilles de ce quatrième volume; il existait, de plus, un cer- 
tain nombre de placards dans lesquels on devait rrouver ce 
qu'il lui restait à dire sur les ateliers anonymes de Lyon. Avec 
ces placards, assez fautifs et assez mal ordonnés, quelques 



XVI 



AVANT-PROPOS 



clichés dont certains se trouvaient assez difficiles à identifier.. . 
Il s'agissait de tirer parti de cer ensemble. 

M. Léopold Delisle, à qui M. le Directeur de l'Imprimerie 
nationale s’étair tout d’abord adressé, voulut bien insister 
auprès de moi pour que je consentisse à assumer une tâche 
dont la réussite se trouvait assez problématique. Mon vénéré 
maître me promit ses conseils er même son concours; je puis 
dire qu'il ne faillir pas à ses promesses, et si j’ai, comme je 
l’espère, réussi à vaincre la plus grande partie des difficultés 
que j’ai rencontrées, je puis affirmer que c’est bien à lui que 
je le dois. Le disciple est heureux de rendre à la mémoire du 
maître un hommage reconnaissant. 

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je tiens à répéter ici 
que j’ai plus d’une fois bénéficié de plusieurs indications qui 
m’ont été libéralement fournies par trois de mes amis, trois 
confrères des plus compétents en tout ce qui touche à l’his- 
toire des origines de l’imprimerie : que ces amis, MM. Baudrier, 
Polain et Viennot, veuillent bien agréer mes plus vifs et mes 
plus sincères remerciements, 

L Histoire de l’imprimerie en France au XV’ siècle se trouve, hélas, 
bien loin d’être terminée par la publication de ce quatrième 
volume. Quarante villes de France, au moins, ont, à cette 
époque, possédé un atelier typographique : on voit ce qu’il 

Cette partie Je ma tache a été singuliè- le travail Je Gaudin dont, au moins au point 
renient facilitée par i obligeance inlassable et Je vue technique, il s’était trouvé le collabo- 
la compétence bien connue de M. Hénn, alors ratenr. Il a été aussi le mien, et il voudra bien 
chef du service Je I exploitation a I Imprimerie trouver J ans ces ligues l’expression très sincère 
nationale. M.Heon avait, depuis l’origine, suivi de mon souvenir reçoit unissant. 



AVANT- P R OP OS 



xvu 



reste à faire pour que l’œuvre soit complète. Il serait évi- 
demment impossible de songer à l'achever, si on devait, 
pour chacune des villes qui restent à étudier, suivre le plan 
qu’il avait été nécessaire d'adopter pour Paris et pour Lyon. 
Il ne saurait en être ainsi. D’abord, aucune d’elles n’a eu 
l’importance et n’a obtenu une production typographique 
qui puisse se comparer à celle des deux principales villes de 
la France ; ensuite, si quelques-unes n’ont pas encore fait 
l’objet dctudes très approfondies, la plupart ont été le sujet 
d’excellentes monographies qui résument presque tout ce 
qu’on en peut savoir. Ce sont deux points principaux dont 
il faudra tenir compte si, comme il y a lieu de l’espérer, 
l’Imprimerie nationale entreprend le complément de l'œuvre 
de Claudin. Il suffirait peut-être d’envisager la possibilité de 
constituer en deux ou trois volumes (et peut-être moins) un 
recueil de fac-similés, accompagnés d’un texte très succinct 
et d’une bibliographie des travaux déjà existants, pour obte- 
nir un admirable instrument de recherches; le succès en serait 
assuré et les travailleurs l'accueilleraient avec enthousiasme. 
Ce serait, de plus, un moyen facile de couronner dignement 
le plus beau monument qui aura été élevé à la gloire de la 
typographie française. 



Paul Lacombe, 



Les pages intermédiaires sont blanches 




HISTOIRE 

DE 

L’IMPRIMERIE 

EN FRANCE 

XV e SIÈCLE 

CHAPITRE LIX 

L’IMPRIMERIE À LYON 



ATELIER DE MICHFX TOPIÉ ET JACQUES HEREMRERCK 

1 500) 

Michel T opiii el Jacques Hcremberck publient ensemble des livres illustrés. — Les Setinctes 
Pérégrinations tic ihcntsalem. — Le Recueil de s Histoires '/'rot cimes. — Marque des lieux impri- 
meurs associes. — Les P aides d'ksojtc el de Poge. — T opié conlinnc sent les travaux de l'atelier. 
— Les C noua II es de Loys de Va/oys. — Auties livres imprimes par Tnpic. — Association 
avec Neumeisier. — Antre association avec François Dalincs. — Tnpié imprime un Missel 
romain el tes bréviaires de Gap, de l'église ct’Aix' et de Saint-Riil. — Sa nouvelle marque. 

Michel Topié et .lactities Hercmburck, imprimeurs allemands, se sont 
établis à Lyon en 1488. Leur premier livre est daté du 28 novembre. 

finitrtf» (xw^rnutti'oite bciBctufafotirt Scs muroneç Sce fini» 
p.\'di<itiict.^pii mont Sc fytMpç faffoaciifc ftatfimue Oft emttaiÿe 
et petit finie eeiiteuât bu tout fil Sefrnpfwi) diitfï que Sien a Sùufit fe SJ 
lier a fJttueiflre.^mpîiincd X. pot) par boucfîre ^SiiiCt? 2 ï(itf efettopte 
fv pmuoitttrr j.tqucct ttncinbnrf,’ PniViintiÿiic Seiiionr.mr .titSirfpoij.l. 4 
S: 1 10 fîrcfc t$ne : > Ki iïc. etre. q 11 at trcSigr-. g l;tiiruct l'Qtptnu.ït ïioiieêtc 

C’est la première édition française du Voyage de Bnytlnibttrh en Terre-Sainte. 
Trois éditions, en latin et en allemand, avaient paru à Mayence en 1486. 

IV. 1 







1 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



Ceitc relation eut un retentissement immense dans tons les pays de la 
chrétienté. Un religieux carme, Nicolas Le H uen, du couvent de Pont- 
Andemer, ancien confesseur de la reine Charloite de Savoie, en fii une 
traduction libre en français à laquelle il ajouta du sien. 





tretyautte frefcrefti’emte et trefreDoubtec pmv 
celfc la route ûe frâce a [Marguerite : ma freflou 

.ueraùie ûame en uoltrcfcianetir I;iefuo: lnmt 

ble fallu et grâce parfaicte^rere^fcole le H3uc I;ûblc 
piofeiTeur en fafctetbcologie rcligieujc ala mere ûe ûi/ 
eu ttolîre ûâe Des carmes ûu côuctûu pôteaur ûe mer 
etùc la feu route cjtarlore que Dieu abfolue cofctlcur et 
ûeuotcbapcllaûetle tire perpétuel fubgert etotateur* 

RefrcSouBree çjjraaaifi: S4meSc prefuuipn? tetnerafrc fero 
te 4 rcprctiSrc Se prrfcttnT ou Bcftrque a [ïtioBfe pitcqfe cfio 
fec ti? Sigu C6.2 Haie Pcftre appicuueeboiiieç qracieufe Bu 
litirtmfe fiiperçpceSctc ma fair parSi a Soins fuppficr tau cilié 
Gfcmcc lijftte So ? fort ttiofefîe ÿefpfaifatit ou liiSfgtte ce petit 
Soi; feqf te Pou a pfiltrc: partie efiucu partioBfc Sanie: ma Sa 
me Sc^cgreTKargumre Se«nanoî,S>if?pt4ci5 fut mat 
ne oit twpemttete cttnofite ma att?cc:Pofire Entité efattettee 

JJmS fait epatfera.tSt fe ornement ou (ttfTe requis a PofEc «ut 

gmfiecce tiitn fait ajfessrattt: epettfee ma ruScffctct pieuce mot; Seftr aûiftque pou# 
«teo^c fout ( fec pctie piefcttc 4 fettro Boita fcigttciue. CîGieif que Sefiitrec foit tue 
fhtttaBfe tiiitfn'tiiSKte 11Ô oBflât Ses engiitc (jtuuame fcftitSc<r fol'ertrc uicfltmaBfc ue 
«(fera pas eij eSpofttic Se tiounequfjxratctcufi nom naît fe Soit Sire fePeftcmcitt pie 
ti4ttt itotttieue forme figure ou Stjferatceieîmer; que ta tu a taxe prêta tente fott eu forj 
efhmoituT eft i\ uc Pote eij ecpîfj'cttt Secours fec Siffcreucec Se tion4ftcef: et ctiefrii Se 
fin' BaBitSer 4 foi; fettettaut feufement diatigant Ptig fltÏÏe erj pfuegrant ou pttto Se 
pdmetfeSit 4uotr ttÔ Sc facteur. C aire me tottilieitt Sec grain itm eiro: 0 tareu ts ; fogtei 
encuiin ftti?c: affrofqgtPffi r pBtfofopBeo'.Sefquefs fc Stitî fiterofuie Stt.QttoS meSico 
rü eft titeSfeùmtrtaut faBrifta f48.tr, THeScrtttc tticStcincc tractent: et fec feu tco fec 
c&ofcc faBiifcc’.Ct atfi Sec arc meeatuques.îl 4 fettfe art Sefcnp:e(rtt(tftquc eppertece 
femfftte) eft Sc toi te entGîrtffee . parqnop fe fatt fottit?t que fcc tgiiorâc rtutaut que 
fec mfhtitc fe effoteft Se efenp:e:Se rSpofer: Se Sttc.et Se fait Puf Pteffe <t|joree Pctifc 
eflre efeotee 4 for; Çaiiflt caquec.a Pnq foc PtefTrtrt fe rageât SeBrtt Se paroiïec Patncc. 
Corne fe fopjwfte pat fatigatge oBftqtic cotrumpt Pente. ï£t ttr a cdTttp qui ue cutSe 
mteufp Pafotr Sec 4itftrec;e<tiSât SemSftrcr auât quaptaiiSte.ët Se 11102 fera Sttqett 
aufttiip itietittec 4f «tte uta fauft*. 3 ’4 Sieu ne fe fetiffre Se ce piefumcr 4 Sntfotr Se 
(Entre Sepitttter ou biffer ou uta^ec pàrfat) etetttterc.TIfa côflntcctoij Su tempfe fa 
fotito/jîoî argent et ptcvrec picacufec fec grâc <z ptttffattc ojftrcit t offerte. 31 ec ittfe 

4 U 

Le traducteur dédia ensuite son livre à « la roine de France Marguerite 
Tel est le texte qui fut imprimé par Topic et Heremberck. 



Les pages intermédiaires sont blanches 




Les pages intermédiaires sont blanches 




ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK. 



3 



Bernard de Breydenbach, doyen et camévier de ieglise métropolitaine de 
Mayence; Jean, eomte de Solms, seigneur de Mnntzenberg, et Philippe 
de Bnlken, chevalier, avaient entrepris, avec d'autres grands seigneurs alle- 
mands qui se joignirent à eux, un voyage à Jérusalem et au mont Sinaï. 

Breydenbach et ses compagnons s’embarquèrent à Venise dans une galée 
pour traverser la Méditerranée. Ils emmenaient avec eux un peintre, Erhard 
Remvich, d'Utrecht, qui avait pour mission de prendre des vues des villes et 
de dessiner les choses les pins remarquables que l'on rencontrerait an eonrs 
du voyage. Il commença par faire une grande vue panoramique de Venise, 
le port d’embarquemeni. On s’arrêta à Corfou, à Modon, à Candie et à 
Rhodes, dont les sites au bord de la mer furent dessinés en perspective. Ces 
croquis pris sur place, avec une carte de la Terre-Sainte, sont an nombre de 
sept. D'une dimension exceptionnelle, ils furent gravés sur plusieurs blocs 
de bois tires séparément. Ces vues parurent d'abord dans les éditions publiées 
successivement à Mayence. 

Dans l'édition de Topié et Heremberck, imprimée à Lyon, les planches 
de vues sont gravées sur cuivre. C'est le premier essai qui ait été fini en 
France de la gravure en taille-doncc. «Le trait de ces estampes, dit M. Ron- 
dot, est net, mais il est comme velouté et a les apparences du trait de crayon 
sur la pierre lithographique» dans les épreuves originales. «Robert-Duménil 
a exprimé l'opinion que le graveur, d’ailleurs inexpérimenté, était un orfèvre 
français [Le Peintre-Graveur, t. VI, p. 3 et 4)- Zani l'avait aussi regardé comme 
un Français. » 

La vue de Venise (Civiuis Vmelimritm) doit être citcc. Formée de plusieurs 
planches dont les feuilles ont été réunies, collées bout cà bout et repliées 
dans le volume, elle mesure prés de deux mètres de long; nous ne pouvons, 
en raison de sa dimension inusitée, en donner que la partie médiane, 
celle qui représente la place Saint-Marc. Nous la reproduisons ci-après. 

Les autres illustrations qui décorent le texte dans lequel elles figurent 
sont gravées sur bois. Ce sont des copies soigneusement faites des dessins de 
l'édition originale de Mayence. Elles peuvent compter parmi les meilleurs 
spécimens de la gravure sur bois exécutée â Lyon à cette époque. 

Les additions de Le Hnen ne sont pas sans valeur et confirment la véra- 
cité des récits du voyageur allemand, comme on en trouvera un exemple 
dans le chapitre relatif aux Grecs de Jérusalem, dont le texte reproduit 




4 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



ci-dessous commence ainsi : «Hommes de nations différentes qui se disent pio- 
fesseurs de la religion cresticnne sont habitait s en Jherusalem ia cite saincte. 




Ssttt jafufrettte prfSrffttC crj JÇmtfdfertj. 



Offitrtte 8? ««roue qui fc bt'fctu piofcffeure & fa 

refuffnj ftcftaimeforttÇdBitrtite en jBmtfafmi fit acffmcce 
CVuf» i>r BottcBe fc Nfmt &e cteffife fee metlïeure: maie fc' 
fart fott Stfjnmt feu re pdrotFee:cat tft fît mtrfquce en ent'e 
et Mut muîtfpfiee que eeftijrditt confiifiort.2Tto;> cfîattt fa . 
Lan mille quatmeette octantcfeptj. au moie Bauoft noms 
pu? mou feuf mee compagnons æ titop Stmee pur pfltfieute 
toute flucctraitt mufttmSt See Sn^e a itttfttee qui feii foienC 
crevette auec feure femmee « enfaitoSfiwe Su fan^duje ittit 
Pique oit fdrtdfïr).Da6ttrttc et cortuecleut auec eu^« « feure meute^rattSe commun! 
CtUioij fa foj> epccptcaitdte quant a fa coKuetfattorht ctuifecoBaBifatieipettiotiipae 
îc mcfuetffetcat ^eiteque Sic. Lee meure font fotmee put cotmcimoit. Cti&utat ( 
rte font auffre fatrafitte dlemtiwite fefotj fat t rttee Si|fémte; de font oitatÏÏee faite 
paffeurfaue «Briffante ^ fefefife rornttiitecrraite (Octane Beffcct ne up. Tîcu f ?iff erè 
ece&ercfficnefoiKfrfSfmcurimeifee^rece mettrai; &uattf Befqueft 3tfitromteet 
ttufnve iîcffonceatitfrree sX mtcmfeauftree ©eouÿ?eatttftrce font ttt&eqtt aBtif 
tiêetfrtiaBfmtcrtt? pour perfection fq font farte: maie peuperj 44 fofff &tto|lre fîaetree 
for: fa fft'ç foîme (Zpfectt'3 aùîe couecfatt? m(îc iz faicce^ ttcf&întfle Stre fee^e ml 
tcwSufeetç au mop? fc fa i$èt guerfe futjent coe fc fofeifetjfféu toteÇtcu/ fferutifae 




«Ceulx de bouche se disent des crestiens les meilleurs, mais leur fait fort 
desment leurs paroi les, car ilz sont intriqués (j/c) en erreurs et tant multipliés 
que c'est grain confusion. 

«Moy estant là. Lan mille quattrecens octantcsepiz, au mois d’auost [sic), 
nom pas moy seul, mes compagnons et moy vimes par plusieurs iours une 



ATELIER DE TOPIÉ ET HERF.MBERCK. 






grant multitude des uugs et aultres qui se disoient crestieus avec leurs femmes 
et enfans usans dit langaige arabique ou sarrasin, Habitent et conversent avec 
eulx et de leurs meurs grande communication, la foy exceptée. . etc. 



2L GaBtMii <5 ci) reste fim < oirane&ffuc eft hï Sftirtbc fattgiK ♦ttrtSfquc 

qn.titc A eu» 5 c JHiqnef fütfitrt ta&j&itt) «:tecr. 




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Breydenbadt avait dit la meme chose dans d’autres termes en 1483 (voir 
le texte de l’édition de 148p. Histoire de r Imprimerie, t. III, p. 402). Le 
témoignage de Le Hnen, qui fit le voyage quatre ans après lui, en com 
pagine «d’un gracieux et saige enfant natif de Lyon, nommé Sire Henry 
de Cucharmois' j> , ajoute un intérêt de plus à la narration. 



Henry de Cncharmnis était peu I- cire fils île 
« Jehan de Cil charnu >ys», riche drapier de Lyon, 
qui figure dans la laxe des 3*000 cens; perçus an 
1111m du Roi en mari iqyo {l/j 71 11. si.). Sa coti- 



sation esi portée sur cette lîsie (7* nom, fol. 4 v°) à 
« vil esens ». — — Il ne fàui pas confondre, comme 
011 l*a fai I son n eut, Henri avec un au ire Jean île 
Cncliannois* Lyonnais, probablement son frerc, 







6 HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 

' On trouve, dans le volume, les mêmes alphabets orientaux que ceux 
de l’édition originale. 

La figure que nous donnons ici représente une vue de I église du Saint- 
Sépulcre à Jérusalem. 



& it!ilr?iJit.î'4d(fIi} Batte Se SfpJtro en fejÿftfe ftimffr tteftu 
n «ru Je ff^fotteufeSu (épufrÇje uofftefergneur fu|itte« mtvoSiitd 
pmeue ç cataire Pfceffe are, O cite fatriar <z Pigite Se jjftte' 
piaïuetfiifrtk’c nomBieo « «tregi|tree put imifv pmim Ttuf 
itentrew faine fiCuepaie f h(î paie pir «offre pat» 

m fait a Saiifejf? eut teffe gutfe <jtie mmdie fa poiteneif situent 
que poutre ifi uaient antHt Se/erteifiuop pour fee funieiiào eu pé 
iUnuget fw frétée mâture qui (c-nt oj&tmee poTu gqrSeSu faire 
fepuftf je: etno , mtr<>Siiio auerfeo refréieup tStoff outefoe fupe 

tjiii fit anssi te voyage des Saints-Lieux, à l’âge lie quêtent pour visiter en passant l’Jslcie, b Dalmalie. 

vingucinq ans, de concert avec Pierre, maître Candie et Chypre, et finirent par aborder à J a fin . 

de la Monnaie de Bourges. Partis ensemble de en Palestine, d’où ils se rendirenl h Jérusalem. 

Bourges et arrivés à Lyon le p mai i , iis gra Jls furent de relonr à Lyon ie i janvier 1 4pa 

virent ies Alpes, gagnèrent Venise, où ils s’embar ( 1 4 y I v. st.}, „ environ midv >,, 




ATELIER DE TOPIÈ ET HEREMBERCK 



7 



Nous reproduisons ci-dessous les costumes des Arabes ou Sarrasins dont 
les figures sont copiées ou gravées dans le sens inverse des dessins de l'édi- 
tion de Mayence et de cciie de i/{8p, avec lesquels on pourra les comparer. 
(Voir Histoire de Ï Imprimerie, r . III, p. 4 o, 0 

3L a ftVjurcîte fjrrafmc et&fViir.rt.Re. fefqueft omfitfrtiqeÎH! 
î>incrû et fetcrce itotlnqueo comme creji ?einoit(frc. 




qmiciiicitreittcti ç&s 

Sfutee qwft font par fe mottïe. 




HISTOIRE DE I. IMPRIMERIE EN FRANCE 



L;i seconde figure est inutilité : «Des Juif/ c| ni demeurent en Jlierusalem 
et des usures qu'il/ font p<ir le monde » . Elle soutient lu comparaison avec 
l’original pur le réalisme expressif des physionomies. 

('Inique fois que les planches noue pus la même dimension en longueur 
que lu ligne imprimée., Topié et Hcrcmberck remplissent le vide pur des bor- 
dures ornementées de feuillages, de fleurs, de fruits et d'oiseaux, empruntées 
par eux aux anciens miniaturistes et s'harmonisant avec la justification 
typographique, comme on peut le voir clans les spécimens que nous en 
avons donnés ci -dessus. 

Cet ornement 11'cxi.stc pas dans la planche suivante, représentant la 
cavalcade des «Turcs ;'i temps de paix», laquelle est assez longue pour se 
«justifier» d'elle-même avec le lexic. 

Çrqlfu faut n? comme fe mrrent fomw&pur» finir ri) foitfuo ou cij 
fotëtiiptuYefc hemiciif «; apparat <ïi iflt pamffrntcii r en Pierre forci que 
ih font pucït-ffcuBv année fro nirco (jficmffutrcu cnfeitiEfco. 




Nou.s reproduisons ci comre la grande planche représentant les animaux 
que Hrcydciihacli et ses compagnons rencontrèrent an cours de leur voyage, 
ainsi qn ils le disent «Ces I testes icy soit!)/ ponriraitcs sont comme nous les 
avons veucs en la terre saiiictc ». 




ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK 



9 



En tête figure une girafe [Seraffa)-, vieil nen i ensuite : un crocodile ( Coco- 
( Irillrn ) avec une queue de serpent et des pattes d’oiseau; des chèvres de l'Inde 
[Câpre de India)-, un unicovne ( Unicomus) ; une salamandre ( Sakmandra) et 
un chameau ( Caniclus) conduit par un animal à forme humaine, pourvu 
d’une queue, dont ils ne savent pas le nom : Non constat de nomme). 



Cf« Beffcs 3<y f«tf>| pHtmtfffrc faite tomme ftotta fus riuôc. cij fa terre fdîcre 




Les grandes initiales ornées, que l’on voit en tête de la dédicace et des 
chapitres, sont d’un style particulier, sur fond noir. 

IV. 2 



:hln mtDuu. 




,0 HISTOIRE DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 

On a pu en voir déjà des spécimens aux pages précédentes (i, 4 et 6) 
du présent volume, nous reproduisons ci-dessous les autres lettres dispersées 
dans l’ouvrage, qui, réunies, ne forment pas encore l'alphabet complet : 




Ces initiales sont de même style et imitées eu pins grand module de celles 
que l’on trouve dans certaines impressions d’Erbard Ratdolt, imprimeur à 
Venise et ensuite à Augsbourg. 

Le Huen étant encore à Jérusalem en août 1487, ainsi qu’il le déclare, 
ne pouvait guère être de retour avant la fin de l’année ou au commencement 
de 1488. Il avait dû emporter comme guide un exemplaire imprimé de la 
relation de Brcydenbach, en latin, qu’il a annoté en y ajoutant ses obser- 
vations personnelles en cours de route. C’est ainsi qu’il a pu, dès son retour 
avec Henry de Cucharmois à Lyon , livrer promptement copie de l'édition 








ATELIER DE TOPIË ET HEREMBERCK 



i i 

française aux imprimeurs, qui ont du déployer une activité prodigieuse pour 
terminer leur livre et le publier le 28 novembre 1 488. 

Si Ion considère que, nouveaux venus â Lyon, il leur a fallu, en moins 
d'un an : dessiner, graver et fondre un caractère spécial qu'ils n'ont pu 
trouver chez, les fondeurs et qui n'a été employé que par eux; graver sur 
cuivre six grandes vues composées de plusieurs planches .ajoutées l'une â 
l'autre; graver les bois d'illustration et les grandes initiales; composer, meure 
en pages et tirer un volume in-folio, on sera étonné du peu de temps qu’ils 
ont mis à l'exécuter. 

Nous savons, par un rôle d'archives, que Michel ou Michelet Topié était 
spécialement «compositeur” d'imprimerie 1 . Il est probable que c'est Jacques 
de Hevemberck ou de Hcrnbcrg, son associé, qui a été le graveur des 
planches de cette édition. Telle était l'opinion d'Huhcr et Rost, iconographes 
distingués*. «O11 le regarde comme ayant été graveur”, dît M. Rondot 3 . 
On s'explique qu'ils se soient ainsi partagé le travail dans lequel chacun 
avait un rôle défini. 

Heremberck et Topié ont produit, en 1.190, un autre grand livre illustré 
qui mérite une mention toute particulière. C’est le Recueil des Histoires troyaum, 
par Raoul Le Févrc, chapelain de Philippe le Bon, duc de Bourgogne : 
ouvrage divisé en trois livres, dont le premier contient la généalogie de 
Saturne et de Jupiter, son fils, avec leurs faits et gestes; le deuxième, les faits 
et prouesses du vaillant Hercule; le troisième, la réédification de Troie par 
le roi Pnom, et son entière destruction par les Grecs, «avecques plusieurs 
anltres belles et plaisantes matières ». 

La première page de la dédicace au duc de Bourgogne, qui vient après 
le titre, est décorée d'une bordure sur fond noir, dans le style florentin, for- 
mant encadrement. Dans le compartiment du haut, on voit un chien qui 
force un lièvre; dans la hordure latérale, ce sont des enfants nus qui grimpent 
dans un arbre pour prendre un oiseau. Dans le bas, un enfant tire de (‘arc 
et vise un lapin qui sort la tète d'une touffe de feuillage. La pièce d'orne- 
mentation la plus remarquable de cette page est une superbe initiale Q_, 



‘ «Miclielfet T oupier t imprimeur compo/i- 
leur. » — Archives de Lyon,CC 22 5 , fol. i 4 " r". 
M. H ubi;r et C. C. H. Rost, Manuel des 

curieux et des amateurs d'art ou Notice des graveurs et 



Je leurs principaux ouvrages ; Zurich, 1 "97- 1 808 « 
9 vol. in- 8" (t. VII, p. 4 ). 

’ Les gra\ •curs et les imprimeurs à L}\ n au . v u r siècle, 
ouvrage cite, p. 1 - 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



au milieu de laquelle chevauche un chevalier de Saint George, brandissant 
une épée Le fond, formant tapisserie, est semc de fleurs de lis. 






y> commettre fe$o fume mftfufe fc ce 
etteff foé f^fîotrcc ?c fropcô cottipo 
fc par£citcr<t6fc Çonrntewwttf fc fc 
utc pzcftte ctiitpptfùxm U mott fref 
ttfonUt fct?tte«rmotrfetgttcttr fc fucpÿittppe 
$e fiottrçotttgttccft ftwfc jtm miUccc. fvtttt 

TOitttt Je teçatSeet ton 

ffttote (Ve cpptmottiî 8ru 
pomme* twurrfc ci) atmt 
ne* fittçufiete* Bpffottee 
Se ttepee/tt Sep ci reçut; 

Se (twfft que Se Jeeffe fan 
rc ^Hijterurtf3lr tn8tçttr 
4 ? tecett fe cemmSSemeu t jh v 
8e trefiteBCe et trefucttuAl 
enp pitttcepBtfifpe par 
Fit gwee fqt (eut Se tonte* 
$tttce<sSite 8e Bourçoittt 
«ne/ Se l'offittqtte/ 8e 624 * 
btwf ç 8e fUittSetttcfv Co f 






VA 






rit? 8e fywmttSe BolïuSe 
8e jdanSc et 8e tmmtîr/trtnrquttî 8tt fuwrt empire, Sxrçnmr Se 
ftife/Se fitCute et 8e mqfmec Certes te tteuue <t| T« <x pettfet/wr 
jSee BpfWtec Sotrt Sttetf temetf fdtre/tottf fe mottSe patfe patl’t 
urea trattffate; Stfattt; en fr aeopa moine Beaucoup que Jettep 



Le titre débute par une grande lettre initiale L, formée de traits calligra- 
phiques avec des singes qui en escaladent les montani.Si un autre singe est 
assis dans le versant inférieur de la lettre et joue de la cornemuse. Cette 
même initiale de fantaisie se retrouvent sur d antres livres non signés que 



ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK 



'3 



nous attribuerons aux mêmes imprimeurs; en i ,\ y/\, elle passe cite/. Jacques 
Maillet, qui la met en tête de La Somme Rural (sic) compila- par Jehan Boutiller, 
conseiller du Roy à Paris (voir fac-similé, p. i 10). 




f €. veattiC fipfîoiree 
trorcitce (^tenant (tope 
fture^ * 

7[u pztmitv cpf contenu f<r çmeofogte 8« ^4 f urne et 8e 3i It î 5 ^ ef 
fifyanerqueu fente fait? et geftes, 

■cl» ferons cfl contenu Ses fait? et Sesptoiifffre Su SLttfTant bcrm 
fccwôimt tf 8e (Jrutftt trop ce Sert.» fepeSeffeuS? Ce ro;> ftfomeSop/ij forcit 
?Li tiers efl contenu t’a reeStftrariopSe faStrte trope fairtc par te rop 
pttant/et gtnerafe Seflrmrior) SiaflV faute parfeo gregere anerqttca 
pCufïeurs awftrcs 6eITce <j pfatfautee matferce. 



Après avoir été employée par différents imprimeurs, cette lettre réintègre 
son atelier il’origine et reparaît sur le titre d’un opuscule intitulé : La dévote 
exposition de l'Ave Maria jaicte nouvellement (voir fac-similé, p. 4 ° }• 

Les autres initiales ornées, de moindres dimensions et placées au commen- 
cement tles chapitres, ne sont pas moins remarquables par leur originalité. 

Plusieurs de ces lettres ont été empruntées par Jean Du Pré et d’autres 
imprimeurs lyonnais. Elles ont aussi servi de modèles et ont été copiées par 
Jean Tréperel, imprimeur et libraire parisien du xv f siècle, qui les a utilisées 
dans différentes éditions, notamment dans une Vie de Robert le Dyablc , datée 
d’août 1 4 p 7 (voir alphabet de Tréperel, Histoire de 1 ‘ Imprimerie, 1. 11 , p. i 521. 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 











ATELIER DE TOPIE ET HEREMBERCK. 



5 



Les illustrations qui accompagnent le texte ne sont pas moins curieuses. 
La gravure ci-dessous représente fa famille d’Uranus dont l’histoire et la généa- 
logie sont racontées par l’auteur en ces termes ; TJranus «fut filz légitime de 
Ether, filz de Demogorgon le vie! art habite ur des cavernes d’Archadc et le 
préayné de tous les payens dieux». D'après la légende, « cestny Dranus eut 
à femme sa sœur nommée Vesca. Il vesquit glorieusement avecques elle. Il 
possessa la piuspart de l’isle de Crète et habonda ès choses du monde pro- 
spérées en assouvissant les humains appetiz : premièrement en ampliation et 
mondaine seigneurie, et secondement en fécondité et augmentation de lignée 
et fut riche à merveilles. Il eut deux fils, c’est assavoir Tytan et Saturne, et 
deux filles, c’est assavoir Cybelle et Cérès». 




La planche que nous reproduisons à la page suivante représente la céré- 
monie du mariage de Jupiter et de Junon. «Juno en habit de pucelle qui 
se marie » a derrière elle, à gauche, ses demoiselles d’honneur. A droite, 
se présente Jupiter, en longue robe d’apparat brochée à ramages, avec ses 
témoins derrière lui. Un évêque, coiffé de la mitre, bénit, d’un ait attendri, 
cette union d’un païen et d’une païenne. Tout ce monde est en costumes 
et en coiffures du xv c siècle, 

Une autre page illustrée que nous reproduisons plus loin contient une 
planche à deux compartiments. Dans le premier, Agamemnon tient conseil 





i6 HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 

avec Diomède, Télèphe, Achille et autres guerriers grecs pour assurer le 
ravitaillement de l'armée qui assiège Troie. On décide d'envoyer une expé- 
dition au « royaulme de Messe pour y avoir vivres continuellement, car c est 
une terre moult fertille». Deux chefs, Achille et Télèphe, fris d Hercule, 
sont désignes pour faire ce coup de main. 




r3t t oye et triumpfje autf neff potfrBfe fa tacSptet/et ceucÿetent en 
'e et ettgcn8retent Sne fitte qutf) nommèrent 8epute De6c. 

" Our mémoire 8c «mariage fen8etent fee partije/wife 
tSFec Sng tcmpfe ou ifs mtrentfe fimufaett te 3«no ep (ja 
Bit 8e puceflï qui (e macie/et toufioute 8epuie a tet tour 
que Jupiter cfpoufa }uno if? firent en ce tempfcSng an 



Km KgiSgj que Jupictt efpoufa 3uno if? firent en te tempfcSng an 
mue faite cefeBieet; manière Se nopeee. Otpzee toutes 
IkK^SiÉsil fee c&ofee Saturne retourna et) crete etpfuto retour* 
n<t et; Sue partie 8e tfjefauTe ou if fon8a fa cite 8 enfer 8ont op parfera 
ou ferons fi'urc/erèTeptune retourna et) atf)eneo/85t fcet atbenife 8c feue 
Bop gre fe firent ro,t> tant pour fee Settue comme pour ce quif effort fif? 
8c S>atutne foze fe pfuc renomme roo 8u tnonSe, 

H 2T cee t'otirc que Saturne fe Sert quitte 8é CytapijSe 
fee generario’e q quifSeir fee en fa ne & parfotie a6iftnee 
ntêter ep région» et cbatereeftauftee/rettee toute» fee 
Sofeure fefuampuent et eommenea fa rferte& fop tegne 
paif(6fe'Coutee8ou6tee/toue fouffte/toue foufpecîe fa 
63Scnnerit.3|f eHt 8ee Biie 8e fortune aurât qutf epSou 
fort pzcn8ie.2Tuf nefîoit foze qui confpiret ofaff contre fa 8omi«aciop. 



Ils abordent dans le pays désigné, livrent bataille au roi Teucram qui 
s’opposait à leur projet et P« occirent». Télèphe devient roi à sa place. 



I 



ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK 



7 



Dans une autre illustration (voir p. 18), la veine Panthasilèe accourt de 
son royaume des Amazones, « accompaignie de mille pucelles» armées, au 
secours des Troycns. Eiie livre une Bataille furieuse aux assiégeants sous 
les murs de Troie, «occist plusieurs Grcgois», et finalement, à son tour, 
«lut occise par Pirrhus, le fil/, de Achilles». 



Comment 2fqamcnon âffttnBta éneonfeiffite qrc 
croie pour uuoir $ce Scutce.Ce commet tf; enuopetée 
^cfrflfce (Z CficfcpfHio ou ropaufmc ?e méffe ou if$ oc 
cirêt (t top Ctuctam m tataiiïc ce ctt fui <D)<Tcpfnte 
fait rop ç fce tope qui $infoée en fdtOe $u top Pliant 




Pîc«fw cÇsfco TTtamotop <tppcff<t ftô^fcaftnfVrf 
pf4tnc & tfîettrôôt) çfcmTtft mtwanrrtartofw.îf tto?f4Bff 
rwrtifarafncnr 4?utfVt «mmmt SttMf Ce Sotîc ttopto 

Kofht off fera fecMini&Stuttij . tÿt poutre frf Sbtta fmtêfe 
forç nouemRty’ftotreort ttyautmc Scmcflè poury 4«9tr0i> 
nrcts c$nnu<tt<mit/«x(cft S>n< trttc ttioufr fmi'ÉTr, &( <tatp 
4 tit>»nt p:<mî>«ttf feuae?<(ti ifÿ Su p4p« tftttfj t«frtwfS»nt Souwrt fr/ 
urr« fy fcf?t4ttt comme netta fêtons O; «pttrtrc. Offrir pfêttf mottfr au» 
$w$ow/ et «fttmitmctnnm 3[d>iBVs et CÇrfVpÇtts fcfïf^ $< Dtrarfts pont 

Lit 




Ou verra ensuite des spécimens de plus grandes illustrations. Les tentes 
des Grecs sont dressées dans la plaine, devant Troie. On apprête les échelles 
pour escalader les murailles. Une porte de la ville est Battue en Brèche à 



UT SiTIO'Ji*. 






1 8 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



coups de hache. Des femmes en cornettes, montées sur les tours t|iu en 
défendent l’entrée, essayent de repousser l'assaillant à l’aide de pierres, de 
flèches ou de «bâtons à feu 1 », L attaque ne lait que commencer les archers 
bandent leurs arcs et visent avec leurs flèches les défenseurs de la place, 
d’autres chargent leurs arquebuses-, dans les tranchées, les coiilevrines on 
canons s’apprêtent à vomir leurs boulets de pierre. Deux autres planches re- 
présentent la lutte homérique des Grecs et desTroyens, «Troye la Grande» 
en flammes et enfin la catastrophe finale 

€mmmt t<t toprtc pantbAfttee 0r ntçe fort rojnwf 
meHtm^nie <tccowp<iïçmc mtfft puceffee diifc 
coure £ee ftopene et commette effe fepetta SdÉffdftt 
ment <z ocaft pftiftftite çtéçote (t tfc pure fut ocafe 
pur fiitt k ftf$ ?c 




A cette époque, on n était pas difficile et les dessinateurs ne prenaient pas 
garde aux anachronismes : représenter le mariage de Jupiter et de Junon 
béni par un évêque ou figurer l’atuqne des Grecs contre les remparts de 
Troie avec de l’artillerie et des engins de guerre modernes, cela leur semblait 
coin naturel et personne n’y trouvait à redire. 



C’est ainsi <[u\m nommait les armes à feu ou fusils au xv'-' siècle. 




ATELIER DE TOPIÈ ET HEREMBERCK 

RECUEIL DES HISTOIRES TROYENNES 

EDITION DE LYON, K) OCTOBRE 1 4^0 




Le siège de Troie, 



3 - 





20 



HISTOIRE DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 













RECUEIL DES HISTOIRES TR O y EN N ES 



:dihom on lton, ro octobre i 




ATELIER DE TOPIÉ LT HKREMBERCK 



RECUEIL DES HISTOIRES TROYENNKS 
U>n iON DE LYON', IO OCTOBRE 1 4<?0 










■191 



ferai 




22 



HISTOIRE DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 



Le: cheval de bois qn’on a introduit dans la ville vomit pendant la nuit 
les guerriers caches dans ses flancs; les Grecs, auxquels on a ouvert par 
trahison les portes de la ville, l’envahissent en rangs presses, pendant que 
daiitres, par des brèches, escaladent les murailles; ou se bat corps à corps 
et on s’égorge dans les rues, dans les maisons, dans les palais. Le roi Priam 
est tué dans le temple d’Apollon; le fleuve Scamandre, qui traverse la ville, 
roule des flots de sang et charrie des cadavres; la belle Hélène, cause de la 
guerre avec les Grecs, est conduite à la galère de Ménélas. 

L’achevé d’imprimer qui figure à la dernière page est daté de Lyon, 
«le dixiesme ionr d’octobre l'an mil quattre cens qttattre vings et dix», et suivi 
de la marque des imprimeurs Michel Top té et Jacques Heremberck. 



Çifttim Se noyte (menant t a $eneafa 
çiesleettcemfemètt fcegfoiifltfc* pwueffra feutgç9atff$ 
iee Se Dcttrtffô, (Stattffi feu arm Sefhuetione et rrtNfifotf 
e«<5 Se fa Nffccttc fat'cw tant ptfrfe&ttptw Dermite «trn 
me pat tea$ng» 0 . 3 mp:iine a i-yti) te tnpiefme nue 8xttê:e 
Xaytmt qnattutew quattre 9itt$eetSip. 



ôtyc&tf tçpie 

sar** 




Cette marque se compose monogramme formé des lettres M et !, 

initiales de Michel et laqua ou Jacques, l’I surmonté d’une petite croix; 




ATELIER DK TOP1È ET HERE M BER CK 



2 3 



le chiffre est placé dans mie large ou écusson suspendu par une courroie au 
cou d un lion assis de face, tenant cet écusson dans ses paitcs de devant. 
La marque de ces imprimeurs avait déjà paru en 1.488, à la fin du Breydaibach . 

«Devant ces planches de batailles à nombreux personnages, dit M. Natales 
K on dot', composées avec beaucoup de verve, traiiées avec vigueur, on a ia 
sensation du mouvement, de la mêlée furieuse et de la vie. Le faire est 
encore un peu gothique, le dessin est hardi, cpic.lqnefois très expressif et la 
taille très ferme. ■< Ces histoires soin dessinées et gravées dans le style flamand 
ou bourguignon. 

Le Breydenlmclt ci les Hystoim Trayantes som les deux seuls livres, signés de 
ces deux imprimeurs associés, qui soieni cités par les bibliographes. 

11 y en a d'autres qui ne sont ni signes ni dates. Nous signalerons tout 
d abord une édition illusiréc des Fables d' Étape, traduties par .Itilicn Macho, 
prieur des Augustins de Lyon. C'est un peiit in-folio de 72 feuillets, cite dans 
la Bib/wihtra Grenvillunur ci qui, pendant longiemps, a passé pour être le 
premier Fsopc en français, l'imprimeur rcsiani inconnu. Ceite assertion, qui 
a été répétée par Brunet ei par d'autres, n'a plus sa raison d'êire depuis 
qu'on a découvert que la même traduction de Julien Macho avait été im- 
primée à Lyon meme, dès 1480, par Marc Rendrait et Nicolas Millier, dit 
Philippi, les seconds imprimeurs de ceite ville. Feu Procior avait examine 
[‘exemplaire de la colleciiou Greiiville, qui appartient aujourd'hui au Musée 
Britannique', et a pu déterminer avec exactitude que le livre était imprimé 
avec les caracicrcs de Topié ci HcrcmbcrckL 

Comme ces derniers n om commencé à exercer qu'eu 1488, ainsi qii‘011 
l‘a vu plus bain, l'édition eu question serait tout au plus la tpiatrième sortie 
des presses lyonnaises 5 . 

On trouvera plus loin des spécimens de pages illustrées de cette édition. 



* Les graveurs sur bris ci les ivyviwfnrs À l.ycw; 
ouvrage citc t p. yj. 

Bihliûdcca Gmxdlüaua or hibliogrjphical no- 
tices oi rare and curions books forming pan ofthe 
libraryof tlie Right H on. Thomas Crenviu e, liv 
John Thomas Pavne and Henry FoSS; Tandon, 
prime J hy William Nicol, 1842-1872, 3 pan. en 
4 vol. in 8° (t. I , p. : j 

’ Il n'en exislc aucun exemplaire dans les biblin- 
llic<|iies publiques de France. Le seul que nous 



avons vil, à part celui de Granville ( se trouve à 
Amiens, dans la collection de M. J. «Masson. 

I Index rp carly printeJ heeks ; ou \ rage die, 
n* 8592. 

J La première est celle de Reinharl el Philippi, 
parue le 26 nom 1 4 S 0 ; la deuxième a été imprimée 
par Mai bien il 11*7 et Jean Schabeler, le '1 5 mai 
1 48.{, et la troisième, qui esi daièe du 9 avril 1 4 86, 
a clé « imprimé? J Lyew sur le Rdsnt , par niaistre 
Matins Husz«. 




*4 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



PARLES D’ÉSOPE ILLUSTRÉES 



IMPRIMÉES À LYON PAR MICHEL TOPlÉ F, T JACQUES HËREMBEIICK VERS I 489 



ÎLee fuBtilCee faBfce 8e efopt auec teïïee 
Seauiaq 8e affence et Se poje ffoxntit). 




Portrait d’Esope. 



ATELIER DE TOP1É ET HEREMBEKCK 



2 5 



FABLES D’ÉSOPE ILLUSTRÉES 



[MPRIMI.es à LYON PAR MICHEL TOPIÉ ET JACQUES HEREMBERCK VERS 1489 



C>> rîmenrc fe ffurc Ses fuSttfim/fyfloim/ç faêtee Se cfo pc tranftate} 
8c (atU) et) frâcotcLct suffi 8c attiatpet 8c atfcnee/z aucunes icpeufes 8c pc 
gc ffc:cnni)/fcqucf a cftc franfrare 8c fatttt et) frSiois par reueren8 Soefeuc 
tt) njeofogie ftetc iufiei) Ses augufWna 8c (pet), 

a Ht Ofttccc fa ?te 8ecfcpcfoufe fa Sic fu t S e fe rrutie ccSiê quif fti t 
fuBtit g fage nâtifSe gtccc p:ee 8c fro^c fa grîf 8une Biffe atpef 
fcc amotteo. (Sntrc tons fcc fiomee if cflott 8rffo:mc/car if a «oit 
Stic greffe tcfîc/grâ t Sifage/fongtiee fonee/fee peut? agut^/fc 
cof 6 rief/g 6effu j greffe punce/<z anotf greffes t48es ç famés prer/a pis efi 
if eflctt fi Bref if tic fauotr parfer/fouteffeps if atiei t gràf (w uf f effe /ç gratte 
SctJtcitf eflotr ittgemeufe <z fu6rif et) caniffarietiff cf et) pa roffes lopeufes 
% a ptentie te i)ji>(tofre fait menriot) cément efepe fe et) ni fa 8c ce guet) fup 
itrtpefeff qutfattort matigcc? fes figues 8c fotj feignent 




e t pourcc g fetj feignmr fc emSetf tnuftffe if fcnucpa faBeuret aup 
cflumps ? Bug leur «c fot) fetgneur Sinf ait» efiaps fep faBeurcur 
fup awtaffa Ses figues ? fes fur p:efe«fje»8ifanf mêfeigneurptfs 
8e tes première friticf; 8e fee fâpe.&t te fetgneur topeufewenf fee ptiftei) 
Sifant a feu ferwfeut nimeagarepus if piint^ceffeeçfce garSafl fret) tuf 
gués qtttf feretf retetirnc 8tt 6afng,<Sj) cefftrp tour a8umtgue efopc ftnanf 
oc faBenrcr 8ctnau8a a manger ainfï qutf auotf 4 touffu me» &t agafepae 
fegf garéeit fes figues en m3gea 8 eu » <r 8ift a Bug fee 8c cipatgnee fe ic ne 
SouBtepe mon matfirc iemançetepctcutee fes ffgues.ÉSt fotjrompaiçnoij 
tup Sift fc tuftuf,» que fe mange aucc (o,p te ttouuetap fubtlfite que noue ne 

/t ft 



Vie A' Esope. 



4 



IV. 



<afnifc»ait BjtJûüic», 




HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



xô 



FABLES D'ÉSOPE ILLUSTRÉES 

IMPRIMÉES À LYON PAR MICHEL TOPlÉ ET JACQUES HEREMBERCK VERS 1 48? 



% 4 quarte f*î6 fe Se tune fa Seeffc Su paop et Su rouffiguof 

a Ocfcun Soif eftrc (entent fie nature et fies Blette que Stcu fuj> 4 Sotte 
rt c;/ç c n goif tu|lemeurSfer ainfi que récité eefte fafife Su»? paop qui 
Sint a iuno fa fieeffe ef fu.p SiR-Je fuie f rifle et Sou fa ut Se «que ie ne fea? fl 
Bien rfianfetquc fe rouffignof/car cgefrnp fe utoeque Se mop pource que le ttt 
fcav c{iant<V'&t iuno Icfrufut cSfo fer et fur fiifî.ta Beffe figure et Beauté efl 
pfu e Beffe ef pfue Signe ef Se pfue grant fouenge ^ fe et)anf fin rouffiguof. 
f’at tee pfumee et ta eoufeur fout refpMfitffanfee tèe e|merauSee/Æfi uefl 
evkctu qui rrffce«6fe a tee pfumee «ea fa grant 6c4uie.fôt fe paon fup Stfl 
tant ee« ne Sauft riep/rat ie ne fea;> pae eban fer. &t aSîe iuno Sifl au pat 
on pour fe eontempter eect> efl a fa fitfpofïciop See Sien, t> qui ont Sîfte a Sng 
cBefruu 8c fi?ue Sue ptopiieteef Sue Strtu teffi'quiftfeur a pfcufl.^tnft 3 
a'coo ouf SôueBriTe ftguce.a fa^gfe onfSîneforee.rBantaurouffignof. eou/ 
feur a fa eoufom6e.fe gartuf&r au «tBeaa/a aiuft Se fa nature fies autres 
wfcautp.tët pource cpefmp fe Soit conteterfic ee quif a/ear fee mtferaBfee 
auarifiettp tant quif? ont pfue Scftcne tant pfue epSeftrent aauotr 
JLa rinquiefme fafife Se fa panfflere et See Siffaitte 




a Defcup Soit Bien fairea fefîrangter et parfiînet au mtfetaBfe atttft f 
racepte eefte faBfe Sune patfiere $ tSfia ep jJne foffe/et quant fee S if 
faine Su paie fa Firent au eue fa rôtnéceret a frapper/et fee auftee Sirent 
parfione? fu^ pouree qucfFe na nuf Bfeffe/et fee autree fup fiînerenf fiu paip 
ç Su g autre oift aut> SiKtine garfie? Biep q ftue ne fa tue? /et pour ce quif? 
f uret feue fie Stuerfee ftufentc? epefeup fep retourna et» fa matfop cutfiant 



La Panthère et les Vilains. 




ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK 



fables dtsope illustrées 



IMPRIMÉES À LYON PAR MICHEL TOPIK ET JACQUES HEREMBERCK VERS 1489 



a 'Vxttif aurü a pctSutfA Stgnite if SoitScflforfferfa piniete Audace Sif 
tfopi; ijo^Sift S ne fa fife fpor) fesjucf cp fa iemicffc eftoit fier et 010 
frageu?/? quSt if fntSrenfp fc porc fangfierSaSenir a îupiz 8c fee Sèe fe Sef 
fitatt) fc Ségét Su roit^f fn>> anort fait.çape Suit fc tfioicau <z te frapa 8 t 
fcc coinee.ape fafnefeSrnt frape Su pic an fric p SmSicartiep. & t te (pot) 
cimëca a pfourerça Sire quat teftope mine ; Scrrueufp cfkftft me Sonfitoit 
? mamtemt quart t ic fnioSicn? nuf ne rieur conte 8e mop maie me Sfioure 
pouree q iap perSnc ma Sertit ? ma force iap perSu firé ? fiineur.CSt pottree 
dSmoiiefte pfufeutM font ei> fenrâSigmtft qf$ forent 8>ttfp/car ccffitp qui 
rtaqmtr amis Soficbufiter 8e tonifier ep tef^ rats ? ci; pertf? 
î,a.,»Siï fa fife eft Se fafneç Su petit cffttt) 




Y \ 'X'f ne fe&it entremettre 8e ccijf ne fret faite.rie if appert Sun aftte 
X f Je f lot f en fa maifop Snp feigne 1 feqf aimoit fo:t Sug petit rfiii ? Cap 
Sînoit foita mager fur fa rafife/? fe.rfiten fe fefcfiorr a fa itfrott fut fa rofie ç 
a ro ? faifoft fiôrtcfficre Sot fa fié fut Smcttf^aSifi-ep fopmefmee.fe mô feigne 1 
a fo 9 ceuf l i> 8e fa matfotj aitrtït «fie orSefiefie poitrce qfTe fait fefie a to^'par 
pfua foire raifop tf> mamerit fete fe’faiofefteü oie faine 8ttcp fcpmcfmce 
te Stufjo faire rie fe rfiie. L o:a if Sir errer fon feigne' a foffef ? cômêca a ScD 
rer ? cfianter 8e fd Snifce fti,»/? pma fapioncfia Se tap er fitp faufta fur feq 
efpa tifïeu <z fe «mica a fiai fer? a tnoiSie/? fe fagiic’cimfcd a crier fia te t fit 
ep fe paiffar aftte 4 aift me pffe ? fifeffe.É^Sic feofetuireura comérerêt a f ra 
per fur fafne/? fur fifiiè fia tu qf neiifi cure Se 8âcer.6?t poitrce mif ne fe S?tf 
ctrettiettre Se cfiofe eff ne fret faire. 

X a.pSiiï.fa6iV Su frop? Su rat. 



L 'Ane et le Petit Chien. 



4 - 




HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



z8 



l-'ABLES D’ÉSOPE ILLUSTRÉES 

IMPRIMEES À LYON PAR MICHEL TOFlÉ ET JACQUES HEREMBHRCK VERS I 4 8 ( l 




point fois ^ pour mîget qitefqrte gcfiMC pourquoi» fe coq fifl tourfier tontes 
(ce gefmeo fur tf ng ar&ie.&c quant fe tenait cStnha <x appptouefiet tf mit 
(tu toq.ÆSônes noutreffes 65nes nouueffes/? puis faftta fecoq 6 ù ! aittentù 
qiremêf ri; frt>> SemnSïf rôpTeq fats fit ft fin tuf mÉtequec tes gefitiee qs tu 
point ottpee fes nouHeffes cf tant font fqfutaircpîur noL ÂTSSt fe coq pfetttt 
5e iiMtïre tefpJStt certes tû mô ropete/mais te te pile q fti fes no’Sies, ^55c 
fe remit t fup 8tfï terres tîperete font fes ntei'fRiireo nouneffes q iitmars S 1 ’ 
o ur fie s 5ire/c«ir S^poner afer etStnir auer toutes Sefîes fans reqffeo H>us 
onfitffent pott faire 8e maf g te ferôt tontes pfatfttç fttuict/çainfi e(ï tf o: 
Sône 8u grat rôfeif 8e toutes fes fiefïes, pource ie te pris q tu 8ef«8es a cM 
ferons CeSeuit) fauSam’Seiope.cSt fetoqq ft? fentèSir refpôgir terfes mj 
ropere tu mapotte trefBônes nouueffes bit téf mfffe fo^s tep remercie et) 8i 
fant resjMrofffs fe toq fiaufra fa tefte en'tegatSanf au foing.É?f fe renarf 
tup SenwSa fiau rSpereq regarôes tu q tu efïens ft fort fe rof,2t e toq fur tef 
pôSit rertes tue frété te Sus courir 8ett,i> gros tfiu’s it ont fa gorge toute ott^ 
itetteij te curôe i\f; nous appjttétfes nouneffes q tu no’as 8ttfes.<ïStfc fe te 
ttarf tjtrêfifoit 5e paour 8e tes efites Stflau toq a 8ieu rôperetfefl téps q te 
met) ftifeScu3f q tes rfiits Siênft pfits a8uant^ et; Si fant «ty comméra a 
fmt,(St fe toq fup Sifr répète pourquoi fours tu ft teffes pafefies font fat> 
fes tf ne fauft rfet) SouBfer.Da répété Sifï fe renarf te Soufite q tes tfités^tp 
nayent point ou»> fe Setret 8e fa patp.fôt poutre quâttfng trompeur efftré 
pe «ft fe fa faire ^f Soif auott, pourquoi' efiefeut) fep Soif gat8ef 

O finirent (ce fafifes 8e efope.Se awaq.ç 8e 

af fonte ij aurunes topeufes Se poge ffotenftt) 



Le Coq et le Renard. 



ATELIER DE T0P1F. ET HEREMBERCK 



x 9 



On n’ y voit point Ho lettres ornées comme dans les Hjstoircs Trayantes de 
1 4 90 ; la place des initiales de début est laissée en blanc pour être remplie 
par n ne iettre eu couleur tracée au pinceau, ce qui nous fait conjecturer 
que I Esope a pu paraître avant les Hystoires. Les bots d'illustration de Y Ésope 
sont disposés de la même manière que dans le Brcydenbach , avec îles bordures 
sur les côtés, remplissant les vides pour s’aligner avec le texte. 

Les caractères dont Topié et Heremberck se sont servis dans leurs impres- 
sions représentent nue bâtarde anguleuse d’environ douze points typogra- 
phiques, qui n’a été employée par aucun autre atelier lyonnais. Ce type est 
facilement reconnaissable â certaines lettres majuscules, l’A, le B, le C et 
surtout le D qm a une forme toute particulière. Nous en avons pris l’alpha- 
bet suivant dans le Breydaibach, premier livre signé de ces imprimeurs, en 
novembre 1488 ; 

3 A3 C & f © D JJ f: 2L 2U 2T O p 

t;il’2fiuit7nn»}>»?t2£|"tu0,«>j>5 

3t?(ttêc* ? jS<îqüE 

Ce type subit une légère modification dans les Hystoires Trnyenua datées 
d’octobre 1 et dans les Fables d’Esope. Les majuscules restent les mêmes, 
mats les lettres minuscules ou de «bas de casse» sont en partie regravées 
sur le même modèle. Elles paraissent moins étroites, plus grasses, et les 
approches sont moins serrées. C’est nue fonte nouvelle faite sur le même 
corps, mais ti'iiti oeil tin peu plus gros, et dont voici l’alphabet : 

2C #C •© ÉÊ ff 0 D J * 2H 3* O p Q R C S& J* 

3 â S: é e‘ 5 g R) j»‘ $ <? t* « 

ff 1T f» • / * 

On ne peut s’apercevoir, à première vue, de cette différence tic caractères, 
si l’on ne met pas en face l’une de l’autre les pages du Buydenbach et celles 




3 ° 



HISTOIRF. DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 



des H/srmm Trojmncs, dont les unes paraîtront plus serrées et pins corn 
pactes que les autres. Les Fables d' Ésope sont imprimées avec cette seconde 
fonte plus large à l’œil. 

Brunet [Mannel An Libraire, t. 1 er , col. i8 67) cite une édition petit in- 
quarto des Croniqwes abrégée^ des Toys de France, sans lieu ut date, qui lui a parti 
«avoir été imprimée à Lyon avec des caractères semblables à ceux dont ont 
lait usage Jacques Heremberck et Michel Topié dans leur édition du Voyage 
de Breydenbach ». L exemplaire qu'il signale comme se trouvant à la Biblio- 
thèque de l'Arsenal était incomplet du titre. Depuis, nous en avons trouvé 
un exemplaire complet, avec son titre, à la Bibliothèque nationale. 



toutes rte djofM foc pttneee Su tvpati 
me faffemftteretit ç Sut? tommur? 4«o:S menerit 
<r awmpaiçuereti t menfeiçne'fe iaufpfyi) faexet 
a rattte/ç 5 e(a faire fit) emte 4 p4rïe et) fe mort 
fltant (fyefatt) 4Motr votyttfe £ afftrnot; 4 ta rfjo t 
fr pu6frqur.(?4 f4 tteftteèfecoutine ata quelle if? 
font fufiimj <r8owt tf$ font SfrmSuj.^uquof ru* 
fie piopoo a futnrt Sou h tt tf ptaife a Stru (te iïe 
rinurr çfaireperfeueretteïïemetttquete ro;> « 0 ^ 
(Ire fut cb 4 rfce.Sm.Sc te non; puiffe fi 9tr tueufe 
nicntgouitcrncr ç entretenir fop toyanme trefere 
mfliéqtif refoit4u ptoffttij fatut Sefotfame.a 
fomtcurs c^afrattop S toute tio8ftffc/4 f4ugmm 
tariot) <r trafquifttc & tefaftfe/ç a fa piefperite et 
fou fa e Sc tout te peuple w fr 411 er i^tyuexatemU 
& toute f4 rboff puSfiqut 

•cïmtp 




ÉBe ctoniquee 
0&ie$et} &e 
ro;e Se ftSee 



Les c.aractères sont effectivement ceux de Topié et Heremberck. Ils n’ap- 
particn lient pas à la première fonte du Breydenbach , mais bien à celle des 
Hysnâres Troyennes et des Fables d' Ésope. 

Brunet attribue encore, et avec raison, à Topié et Heremberck i édition 
originale de la Chronique dite .ica udalensc du roi Louis XI. 

L initiale L à queue de dauphin reparaît en tête des Cro mânes de Loys de 
V/doys; mais 011 remarquera que, dans ce dernier livre, la tête du dau- 
phin ou du dragon 11c rejoint pas le corps principal de la leitre dont elle 
est séparée par un vide île 7 millimètres, tandis que, dans les Croniqwes abre- 
gre^, elle fait partie du meme bloc de bois gravé sans aucuuc solution appa- 
rente de continuité. E11 comparant très attentivement entre elles ces deux 



ATELIER DE TOPIË ET HEREMBERCK 



épreuves, on distinguera dans [es tailles des différences prcscj tic impercep 
cibles, qui indiquent que le bois de cette initiale a dû être retouché, sinon 
regravé, avec une habileté déconcertante, tic sorte que nous ne pouvons 
tirer aucune preuve certaine d’antériorité de l’un ott de l’autre de ces livres. 

Il est donc probable que la première et la seconde fonte du caractère 
de Topic et Herembevck ont été employées presque en même temps et 
concurremment. 




rieityüLo.Pc i>c râtfoyofeu wg &e ftSceq bieit aSfoftte 0 ityte|ltie &e « 

«5 «uerqe pfltflcutettuftree .rôufturw dSntmtc«/tîtni ce rojwif * 
titebcfrtmfcfômecff pagts Sfoiftits bopui < 5 fart m if q u atre rei ro .ft>, 

«tfqttfô O) fatj mif qiMttefcs qtUtteErmtn <j trots 3)tttfit|tueni?f. 

L’ouvrage a-t il, comme on l’a dit souvent, été écrit par Jean deTroyes, 
greffier de l’Hôtel de Ville de Paris, ou, selon d’autres, par un autre greffier 
parisien du nom de Denis Hesselm! Tous deux n’ont iis fait qu’adapter à 
leurs vues particulières le travail dont Jean Castel, chroniqueur du Roi, mort 
vers 1480, a laissé des fragments plus ou moins avancés? Il est reconnu au- 
jourd'hui que c’est l’œuvre de Jean de Royc, depuis que M. Bernard de 
Mandrot en a public une nouvelle édition. Le premier texte diffère nota- 
blement, sur ton t au commencement, de celui des éditions posté ri ett res. 

L’édition de Lyon est un petit in-folio ;t deux colonnes, de 44 lignes par 
page. Elle 11e porte pas de date et se termine par la formule : Dco grtnhis. Le 
livre est imprimé en entier avec la première fonte à approches serrées et 
compile tes du Brtyd<nb<tck , comme on peut s’en assurer par le fac-similé de 
la dernière page de texte dont nous allons donner la reproduction. 



3 1 



HISTOIRE DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 



CHRONIQUE DTTE SCANDALEUSE DE LOUIS XI 

ÉDITION ORIGINALE IMPRIMÉE À LYON 



pEffe Su prftViÿn rofaf i p4 tT® /ou efi'cp Se 
mouraiufô® 4 fctiScmuinuu foirpiemicr 
ro'Saonff <?ffe fm^poirec SuSrt fieu Se pu 
rrfau ropenfoqlIofîefSejmSriOifeitourf 
îfaeefcagerge® Se mopfeç uuron/erfd 
ttofa Se fa Siawrf 4 4 uffa fat ëuoree pur 
gi4«Siumcau Êopropfitmrt c64ifetti4t 
_gtie pour obtenir Sicioice afertcctre Se^iit 
ftSefe®Xef<ffFc® Serge® eteroijp auoirt 
toufiour® rfle 4uSir fieu Scfa fainete rt>4 
peKtapatie auecfcfQ fainete® refieq® 
effïôitïee au jJmierio 1 Saoufî4fi «I fur* 
4uec<fa faStete faîcte SpotTe pur fetiefq Se 
fefççauffrQcflnuflainr® 4 ce «Sonnee® 
Separferop emponee. 

■pStrai) fe fanSp.ppS.tourSu$ic 
<t moi® Suouff fe ropSeu tt fo:r mue 

fa& eq foi) fîoflef Se; mcitrift fe® 
four® teffemft qf fi&r f<i pqroffe et tout en 
itmffem«/(ren$irtSr?tfe$ttOuueffeô apa 
n®femerrteSt^3ti.io J Su5itmoi® oui'f 
efîoirmcirtpSnc® fente® 4 fl) efetipuit 
marflre icf>S fatônet fqffef fente® fur 
fop aSiouflee po 1 ee q feStt fSrieonnet effort 
6 4me SeBietjet Se rreStt. &: a ecffe eaufe 
fe^ $uofiSe® mardis® et efeBemn® Sefa 
Stffe Sepati® po' pou nieotr u wp affaire® 
Si reffe Si'ffe fret mettre garSe auppoice® 
Se faSiftc Stffe po' garSet q Ijo'me net) 
fîffnep entrafl. 6 ?t 4 «fie f 4 ufe fut Biupt 
rontcjmuijpmpfaSfcte SiffeSe parcaq 
fe rop efloit aittfp mon Sont if nefîoir ri ?® 
<St fer] mn'ltf But/purfa/tîme^a trefBr?. 
etSefqutttuf 4 ® 4 u fameSt aufoit enfuù 
uür^.erpenufrieio’SuSttmof® Saouft 
eturirô fente S e en tte. Si. ç.Stï. au fotr ouif 
rdfrtfamc. &t incôrin* fttt fecotp® fa 
SanWrte Se ceufp 4 fauotFc fenip etj fa Sic 
&tafa feSit trefpa® foi) eoipf Sepui® 
4 f fat appatefffe coe oi) 4 Se couftumeSe 
faire fat poneittftumet Sirêit fieu Sej m5 
rift CT) fegf ife nril&tmeSerferp.pourccqf 
Soufutr oîWnaei) fotiSiuàt 4 amfpfeuf! 
fait.® neSouflejfhentp® mrfe 63 Sef 



fan «5 tre® ttoBfe® top® Se fr<?« fe® pSe* 
ceffeur® enfegftfeç atfêspc Se faut Sent® 
eu fM«.C3t ne Eouflrt iamai® Sire fa rat 
fou 4 fe auoîc meu 4? ce. 2 tîai® aueû ® p<? 
foiêiqeefcuflpo'faeaufeSe fegfife ouif 
fïfï mouft Se fi?®/? auffp po' fa grâSe Se 
uorioi) 4 f a uoit afa Benoifîe Sierge marie 
ptpee auSii fieu Se d’erp. Le^f seffiiet rop 
en foi) $iu&tacmfc Saue3fpfoitn4fae®(lf' 
ef!oi7r afentou r Se fa pfottne e4me ofiuier 
feSpaffeSii fesati) foijBarêiet/JeBap se 
Sopae (Z a uftref pfu feur® .fefoueQ if ereoit 
pfuf 4 qe'ô Se foi) ropaufme/fifISurâf foi) 
reçue Beaucoup Se ùufhee® maufa <z Sio 
fere®/et teffem* 4 fauoit mp« foi) peupfe 
fi au 6 a® rfauto : Se foi) trefpa® efloit puf 
que au Sefefpoir/eat fe^ 6 ie® qf pnoit fur 
fJSitpeitpfe Sort oit et SiîrtiBuoit auj) ejff 
fe® CT) gra® pêffô® /en «Baffa^e® ^ ç?« Se 
6 a« efîar et c4yiet7.3Iuf4^ po’ fej cpaufi 
cet ne fe pouoi t tenir Se feu r S Suera rgent / 
Si?® et poffeffiJ® /ei) telle faeô 4f auoù S5 
ne et afrene fa p fu fpart Su Sem aine se foij 
ropaufme.St noi) ogfîât iff eu t Su fat fonr 
Sri règne pfufeur® affaire®. C 0 uteffop® 
if mifl en t etfe fuBieetiJ fe® ënemp® ouif^ 
Si nf r* to 9 par Seuer® fup a merejf /<i fut 
ft minuter SouBrequifnp auoitfiçranc 
enfoijtopaufttie /et mefmement eeufjose 
foi) fang qui Soîitiffl ne repofafl feu rem et 
ei) fa tnaifomCSr auarn fou Stt trefpa® fut 
mouft fo« mofefte Se pfttfeur® mafaSie® 
pourfcguerit Sefqueffe® mafaSie® fw 
rem fairtea pour ftip parte® meSedti ®4 
rtuoteitt fa cure Se fa pérfomte Se terriSfe® 
etmetueiffeufe® meSerrne®, JLefqueffe® 
m 4 f 4 ?ie®fupputffent ?afotrau fafttcSe 
foi) ame/etfup Sonne foi) paraSi® par fa 
mifetieoîSe.cefifup qui^itçtegue au fie 
efeSeefieefe® 2 ïmei). 

*$>eofraeta®. 



Dernière page de texte. 



ATI' L IKK Dli TOP1È I-T HltR EM BER G K 



Un antre livre de formai petit ni quarto, intitule : Des Miracles Nmm-Dame, 
est sorti des memes presses. Il contient le récit en prose des Miracles de la 
Vierge, mis en vers au xin' siècle, par Gauthier de Coincy. «On y trouve 
plusieurs passages plaisants et ridicules», du Brunei. 

Sur le titre, on voit une grande figure sur bois de la Vierge, tenant dans 
ses bras I Enfant Jésus. Le texte finit par la prière de la Salutation angélique : 
A k Maria, et le mot : Amen, au Las de la dernière page. 



ptufenre 4 ume muaetee a fait (a gfottcufe 
Stcrgcwattc mere 5c 5fc« g fait to 9 fcc foute eh 
tùiueffemct de rflcfru t? Soit dttemét et; fc gra»t 
nf6:c?|f ttep entêtement (Htm an; q fe<s peuft com 
p:cnS;c//tc fanguc Strc/ttc tour fc mîSc cfrrtptc. 
(StiteftW en fa puiffti rrre Sot q Stctt (a faite 5cf 
penfrreffe & fa fougue grâce <z roifcrtcotSe. po : 
faqurffe rfiofe a petrt fiurc na poît 5c fin/cat (te 
gras t? c^ccffcô mitadea Scffe mtifttpftét to 9 fee 
toute Scpfiid ci) pfue.2ttrtfe te pmtqpefl fait 
eff fuit tatfeuiïemetit po 2 unoit rcmc6îrf« 5c ftî 
Boiotfk Stcrge matte/g a fautait g foHHUngc &f 
fc/g afftt) quoi) fappeffe pftte fouuott cp foi) <tiSî 
ta r elfe peut pfuc <j to 9 fee faint) 5c pu raSta/et 
teft fit ci) ratfot) fieu queffe c(i mere 5c prenait f,t 
purée trcf5cuo«meut f|f fnp pfatfe no 9 ffttperret 
grâce euucre fou fàatoip ftf; ccfnc q uo 9 p»tffouG 
oGtemr f« gforrcctcmclfc 8e pataSte g fc mopë & 
feoStguce p tierce g intcrccfftone. &t afftn qutf 
Cap piaffe ci? cfite pftte ccftncfto’fq fafiirée p:c 
fmtemeuf 5c fa fafutarropaiigefiquc que fange 
guBttcf fu.p rtppojtdft et) Sifant.Znt mqica gra 
na pfoi4& munie treït BcncScrM tu et) mufteri6 9 
g BeneScrt 9 fruccuo Sent ris tue K fus. Æ>itcta ma 
r ta mater 5a ota pto nofie pccacroriB 9 . sf met?. 



Les caractères sont ceux de la Ionie des Histoires Troyeums. Ils paraissent 
un peu alourdis en raison de tirages anterieurs daiincs livres. Ou remarque, 
à la cinquième ligne de la page reproduite en fac-similé, une lettre o, avec: 
signe abréviatif au-dessus, plus étroite que les autres. Elle provient, ainsi 
qiùine lettre y qu’on trouve à la seizième ligne et d’aunes, dç la première 
fonte employée clans le Bnydcnbacl et les Crun'ujtu a de Lys de V/itoys. 

L’exemplaire en maroquin ronge, qui a passé en 1817 à la vente de 
Rconauli-Brciel et, depuis, clans diverses collections sans que: l’impression 
ait été identifiée, est entré en dernier lieu à la Bibliothèque nationale, 

IV. î 







34 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



Une édition «le la Danse AI amine, sans figures, de lormai in-quarto, <i 
été imprimée avec les mêmes caractères. On n’en connaît, jusqu a présent, 
qu’un seul exemplaire, lequel est incomplet des deux pi entiers feuillets . 
Cette Danse Macabre est datée de J 4 p 2 . 



tocuplep titane Sefye patty etit 
Xepxetnier mott 
‘XJoue pitt SktiM ptttnte 
Qui Sinee ttf t\ fat? 8iuct« 

XZoue Sanfeeea et) ctfie Sanft 
'VM feie/g 6one g pcmet e 
&t fl feront mengfe 8c ftte 
■X>o? cotpij Çefee rcg^cSt noue 
2tîo:e /pourrie /ptt<t n f?/5efcoufl <r«. 
Comme fommee/tef? ferce J5o«a 
X< feconS mott. 

^ictee non» per qtteffiee taifw* 

■X>oh 6 nepenfee point * mourir 
Qttrtrtt fit mott 8it fijtfo? mitifowe 
V)up (nnq/Stmain tmtte atienr 
S’ittte quoi* Soue pnrffc fcconric 
Cc|ïm<tf2rure fAneypenfet 
(£t tt op jritnt Sangcr 8c périr 
jfoi« cflqitif fttrifr mfiHnfet 
àc «cre mort 

&ttten Sep ce/que fcSotfe Ste 
3(cunceiî SUulp/netie g gratte 
^>e tour et) iour fcfop fee Sict? 

^>ee fuigee Sotte afe? mourqne 
Car 0o? toute Sont Stmfwuitne 
pourquoi toue fere? trefpaflee 
Ccufp qui Stuc?/ScudHt eent «ne 
2lqe/cent «ne feront fofîpafleet 

<trt) 



^>e Sut «Situ pettsui feufSemtnt 
ZMttf? mourtae tofî fane ecnirrrior) 

^> 0 » tu fente par Surit? wgement 
Pomme Seffait g a petSicioij 
Pomme en periffdttÇee certainement 
Que fe tu nae autre Soufoir Siiefment 
^5 e ramenScr ne autre Seuoitotj 
Cu fe Sertite S ng tour fufrfement 
Pomme Seffait g aperSiriot) 

&rte noudpffoe (i tetnte menti fifrffoe 
3ngemurç fofiene epuperaÊrropue 
2luiTne aSfrtc poruit put'ue rërriîgetc fîtmw 
îlre mobo pfuca nequrf/qre &8tf omne fuît 

“Vit fuit i fttt8 opue quoS eîSttotinSicat ri’ 

Cp finit la SanfemaeaBxe augmenter 8e 
pfufieure 6e<tufp Sic / et fee trete Sif? ç fee 
trore mots enfemSte nouueftement tmpofee 
S imprime?, Xat) mif.CCCC.fJWç. 



La Danse Macabre a été précédée ou suivie, nous ne savons au juste, d’n ne 
édition de la Danse aux Aveugles, de Pierre Miclianlt, avec ligures sur bois pro- 
venant du matériel déjà dispersé de Guillaume Le Roy. Ces deux éditions sont 
imprimées dans un lormat identique et avec les mêmes caractères provenant de 



1 Cci exem plaire a élé trouve par u cuis , eu i 8 6 8, 
à Alhi. Nous l'avions communique an ilocienr Des- 
baireuiix- Bernard, ijiii en a donne une description 
dans (a seconde cd il ion de son ouvrage sur Y Impri- 
merie e) Tmhuse (p. i 2 t - 1 ai), et la ntiribné aux 
presses lonlnn saines en raton de {'identité absolue 
des caractères avec ceux d nne edi lion des Ordon- 



nances t menant le fait de (a justice des pays de J^in- 
gncdW', ç\ui\ crnyail, à ton, comme nous te démon- 
trons plus loin , avoir été imprimée dans cette ville. 
Ledit exemplaire de la Danse Macabre de i4<?-> 
i |n e nous avions cédé à M. le comie R. de Ligtie- 
mlles, a repassé j sa vente et esi aujourd'hui dans la 
bibliolhèqnc de M. le baron Joseph Vitia, à Lyon. 




ATELIER DE TOP1É ET HEREMBERCK 



35 



Ri deuxième foute deTopiéct Hercmberck. An commencement clit volume', 
un bois îepréscnte, en méditation devant son ouvrage, l'auteur du livre, celui 
ijii on désigne généralement sons la dénomination du « Philosophe appuyé 
sui son bâton », «pu figure cm tête du même ouvrage imprimé par Guillaume 
Le Roy (voir Histoire de ! Imprimerie, t. III, p. loi, et fac-similé, p. ). 

Les autres illustrations sont exactement les mêmes. Les planches pré- 
sentent des brisures et des marques de détérioration, comme on peut le voir 
dans le fac-similé ci dessous, qui ne laissent aucun cloute sur leur provenance. 



CpcoitUticm fa Sait ce SeeaMeugfce 
Slfittm 

Canif au ruent pat Sug 
a toutrouy tmefïre 

Ou point ferrer Suoe nupt 
nette ? eferc 

peufoye feuf que tout roumeut rerteflte 
Ce quea eu ou aura epfette effte 
&t reSigeren fa pzime matière 

fut fong tempe etj re peitffeauflcre 
3fîato en fa fit? fommeiftatume pzrffa 
Que moi? penfecei;SozmirfcaSreffa 
formant atn fi $ 8e rozpe afite 
Comme if aSwetir fouit eut apzes gtantSetffc 
S?erepofoitfa fenfitaftfe 
Car fc eorpa fuf? fao ç SCil’ire 
par trop fctffer qui marne famea trattatffe 
S’eut! fefperft qui ta maie ne fontmetlTfe 
CSfïre eittetttif a faire ScitTc a guet 
et fe tout pour fe rozpe en «guet 

(gntcn&itttnt. 



a 



C'est vers le même temps qu’ont dii paraître les Ortlonmums faites pur le 
Roy naître Sjre touchant te fait de la Justice du pays de Languedoc lues, publiées et 

' Celle édition, qui n'est chce par aucun bibliiv bibliothèque particulière, celle lie M. J. Masson, 
graphe, est restée coin pli lemcnl inconnue. Nous à Amiens ; jusqu'il présem, nous n'en connaissons 
en avons vii un exemplaire irés incomplet dans une pas J 'mures. 

5 • 





HISTOIRE DK L’IMPRIMERIE EN PRANCF. 



36 

enregistrées eu lu Court tk Purletueut <le Tholose, le 2.8 août 1 4 5? 1 ■ Le livre est 
composé avec les memes caractères 1111 peu plus fatigués, et le titre renferme 
11 ne figure sur bois; nue antre plus grande a la fin, grossièrement gravee, 
tietii presque tonte la page. Nous nous dispensons tien donner des fac-similés 
que l’on trouvera dans la seconde édition de L lui jm tuerie ii Toulouse, dti doc- 
1 en r Desbu rrcaux-Bernard (pl. 1 6 et 17), et dans le Ceiteiletguc de lu bibliothèque 
élu bu, vu Jeunes de Rothschild (t. 1 er , p. 60-6 1 ). L'exemplaire, considéré jns- 
qii'ù présent comme unique, est décrit à nouveau par M. Émile Picot dans 
ce catalogue admirable rédigé avec une science impeccable. 

Le docteur Desharreanx- Bernard, tout en constatant que la Deensc Mei- 
cetbrc et les Orelouiteuim de Leiugtueloc étaient sorties incontestablement de la 
même presse, les attribuait, par un patriotisme de clocher très excusable, ;i 
un imprimeur inconnu qui aurait réside ;i Toulouse, et il avait conjecture cpie 
ce typographe pouvait être Jean de Gnerlins. 

Il avait confondu avec Jean Gherlinc, imprimeur allemand, qui exerçait 
en Espagne à la fin du xv c siccle, et n‘a rien de commun avec Jean de 
Gnerlins, lequel a imprimé avec des fontes amenées de Lyon : au monas- 
tère de la Grasse, près Carcassonne, en 1513; à Saint-Pous-de-Tliomières, 
en 1 j \6-, à Carcassonne, en 151 8, et 11‘est arrive, à Toulouse {[tien 1519. 
Les figures sur bois qui sont an commencement et à la fin des Oreioittteuices 
se retrouvent dans d'antres livres imprimés à Lyon, de sorte qu'd est impos- 
sible d’admettre que cette édition ait appartenu aux presses toulousaines. 

Jacques Hcremberck était retiré de I association en 1492, et Michel Topic 
opérait seul à cette date. O11 cite une édition in-quarto du Missel de Cler- 
mont et de Saint Flour [Aîisseile secnuelum cmtsucttuiiuau Ecclesic Cletromouteusis 
et Semai Flori), qui a etc achevée d’imprimer le 7 novembre de cette même 
année et que ce dernier seul aurait signée, sans faire mention de son associe'. 

En 1,(94, le matériel d’illustration des Hystoim Tnyenucs de 1490 passe 
(liez Jacques Maillet. Les grandes initiales du singe jouant de la cornemuse 



' Rien que celte ('il il ion soi 1 cilée par M. James 
Ve. ale ' Bil/iegra/dùa Litmgica ,\s. 5 ,() ei par M. Am- 
broise Tardir 11 ' Hiseehv tic demi, me, t. II, p. j 4 
el ai) d'après des auteurs dignes de foi, leis que 
Sa valu 11 cl le P. Le Brun, nous n’auins pu jtis- 
qtia présent en reirumer dVxemplairc. L'édition 
annoncée au Catalogne des Incunables de ta Biblie- 



Incepb! A'tajarme (11" 693, p- 360 ) comme étant 
celle-ci, d'après un exemplaire auquel manquerait 
la fin , a èlé imprimée non â Lyon, niaisâ Venise, 
Ij même année, par J. Am. de Birciis, ainsi que 
nous nous eu sommes assuré en compara»! l'e.vcui- 
plaire incomplet avec cm autre complet qui se trouve 
à Paris, à la Bibliothèque de l’Arsenal. 




ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMRERCK. 



37 



et du chevalier de Saint-George, avec la belle bordure de dédicace et les 
autres gravures accompagnant ie texte, sont employées par Maillet dans une 
autre édition des Hysloim Trayantes, datée du i 6 avril 1 4 ? 4 - 

Feu Proctor a reconnu les caractères de Topié et Heremberck dans un 
Trahie des dix cammandemcus , par Gcrson, petit in-quarto sans lieu ni date'. 



5f fit fourfttge te tieu ç eSiffaw'S te for] ptocf>rtw. 

3 î.®« ùt 5 tf?i fentrf mauSrftrf TtUtÿ. 
f yip. 51 Sng fortune qui temS&i rfrêtrcuft 6 orj 

mrtiflt* qurf f iîferay (e a? et que rdyefiraeprfc 
8 «M 6 fe. 3 j$efucrr(l rcfportftc je cm ?euft> entrer 
o) fe Sk'c prfr 8 urtiBfe. 3 ti tSe feo co mitw ttSemee te tien. îfu 
frtfut te borne ç te femme teuy cfofee font neeeffrfitee, 3 U 
P «n titre eft Stqyefo^ . 31 rf fecutrôe eft fiôrtee euurce faite# 
prfe e#rtOfe5ï8<feracrfs qumto. 3 !*) dffa if efu neqjctrr 
etmrifio rffi'qui 8 Sdfetneq$ p;epuftimpje$ft?e»î «ttfjpec té 
ferrtonetrj operrftur.pource fctttBfc mouft neeeffdtcc pour fie 
fdfitttu peupfc, fireet) pteÇfcttdot] teuy flucee. utitg tes frf-; 
eremetto te feinete efÿtfe, feutre te$ commrftiSemems te fie 
for, ^rtmonfefeuieur juructfequee 3[rfeo6t,iiV jftfeefitte 
opert' 6 ? rnoittw e, 3U fopfime 6 ?nee euuree eft motce.t5fc 
quee rtc fouffrtott ifmpe w ? rtiiotc teeferre fee firrnttée te 
frf fo^f î ut que rfptee prfr tcuco:Ç:e fafffcttt tecfeiceg fcc e? 
mifêemèe te fit foytfefqiteÇ êfei^nêt fie 61 ? faire quât duy c& 
manfrmêe rtfftrmrfiife ; er fe mttffuir qu3t duy româ?em?s 
nequtify pour fit tecferdCr? te*? tiÿ eomàSemev trefrteeef; 
faire fit$e ace te tieutpour fequeffe îpetret prfr fie mot? to 
ccEfe q«i erj tfî fa rrefotiete et toute pfeitte. 5ï icefTe ptefettte; 
roo fe frtftif e^efique et) tifîc 5 t u e ma rtrf^rîpfenrf . S?t 9ia 
aSStû ïgreSt ferua mîSrfta, ^pteu et; frf metrffene te fîttrfj 
BrfiCTrf u ntoyfc tcuy trfffeè efmpfee; nî myc tcBJe maà tu 
t 0 £:reffe 8 ire te frf Sont te tieu, (£r\ ete teuy cqfifev effôtét 
cfcnptjtiy cofflnwSemf 0 . ttoyo et) frf ptettnetetrf&fc et fept 

a h 

Le titre est disposé, comme tl suit, en trois lignes dun gros caractère qui 
est celui du Missel romain, imprimé par Topié seul en 149 - ’ dont il sera 
question plus loin : 

île rraicte oco dix commandent 010 î>e 
la top felort maiftre §eban gerfoo en Ton 
wnantcbancelfter&eparia 



Le texte, dont nous donnons la première ci la dernière page, est exécuté avec 
la fonte ;i approches serrées du Breydeuhach et des Crm/hji/a de Loys de Va/tys. 

Index h’ earfy p natal Iw ksi ouvrage vile, u* û j vj •) ■ 




38 HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 

Outre l'exemplaire du Musée Bu ta» impie, nous en avons vu un autre 
provenant de la hiBliotl lécjnc: de feu M. le comte de Nédonchelle, de 
Tournai, qui a été mis gracieusement à notre disposition par M. Edouard 
Raliir, libraire; nous sommes également redevable à ce dernier de la com- 
munication de plusieurs livres précieux qui, sans son concours dévoué a 
notre œuvre, n’auraient pu cire convenablement analysés ni reproduits, ce 
dont nous tenons â le remercier publiquement 

crj maùttee aS’uetfift'o tt mfufaafo.<rm(£ fe Ne Meu pat fc 
propre £faie.r. SefueritKKt auîi'mcte uteÉcna <ttre 

eamrôrtie.quaS fi ttofiteorw a me a$ ïMc?$tô ptouaeauerrV 
tre gfaSE î>euor«6r'C So«. Sa? aiufp et)S:c Sofettte 

me ajye et a&fiffeo a mes cJm^emeo fe« 

$e fa terreur »a ? ne ftwfeeçatîtt mec eîttiàîemëc et Sa? 
meptottoque; a tte ç pugmriî fe afame 9a?î>euautet4.T>«î 
ej) <îme fa fa£ ettfteite rMïfc a faftferuîce >e« eîttrâîemèc pe 
N'eu p ptamotre Sec^icc tîpatefj; a eeuÇv t\ fecaratîetît :et g 
eJmrttet pfemciîc a eeufr 4 fcc ttefpaffetvttt, TMafc fa fop 
euaaefiq eîrne pftto BattfteÆpftteparfatere tSurt a fvBfmtT 
ee ?êc fîttwîemfc Pc Neuf ar promettre îec 6rëc eectucÇ 4 
font fauueratc Bi?«« fotwetamemft a Seffrer. 3Lefquct^ efife 
ptomcet a cenÇa ijiratyctît fec rîmattîemêc &e Pieu a cîmi> 
trefee pairie e ettonttertc pStitaffecctjctiferijfttt ca?rttau(tf 
forte a crainte et i>a«6ter,4 fotrffrerôt ceufo 4 tttfpa|fetttfe^ 
f5mâ8emê«^e^iat,'Mtalê^^ySt.3l6Htp^^ fiippfteti! ewr^ 
tw.^uffi aut î Sttaetemâ, 31 ec percute 4 trcfp4|fe autît 
fcc eîmâScmec î>e Neu prît et) totmet pStttaêfc fa Etc et) eto 
fcc.& fcc iuftee 4 aurîtsatSc fefîsftj cîmSîcmcuc jtatte et) 

Ste etetneffe fa firc e c ricÇ.Cîr fltîe Pîeqe nte dkame.^t 
Sic a? SicS iqreÇi feetta mîîataÆt tu £<u$> taj qtticitque> 
fore au $îmcbu ffmc eittret etjfa Ste petîuraf'fe.satîe f« oj 
mit&mëc Se New, Ce 4 faire ef acôpftr rto^ot ttc M'eu Scttéift 
etitfeueufa au fteefe Pce frecfcc^mct), 

Cp fruit fe ttatctc Pce rîmattï’emëc Pc fa fog eppafeo 

enfrâearc patmat)îretëliat) 5 erfat)et) foi] Stuattc Portail ep 
tÇeafajfc «dfafctïïitcijfrsfife îe patte. 

Il est assez difficile de préciser la date de cerrc impression et de* déter- 
miner à quelle époque Topié cessa d’employer ees caractères. 

Nous pouvons néanmoins constater qu’il s’en servait encore en i 4 9 4 , car, 
dans un recueil de la bibliothèque de la ville de Toulouse, nous avons vu 
une édition de format petit in-quarto tics Ordonnances Je la justice du pays de 
Languedoc, datées du 31 janvier 1493 (1494 n.st.), laquelle a été imprimée, 
partie avec la seconde fonte des Hpswircs Troyennes , partie avec un autre 
caractère plus petit, c’est-à-dire un diminutif du premier. 




ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK 



39 



la 



La co upc des lettres est partout la même et facilement reconnaissable à 
forme de certaines majuscules, telles que A, B, C, D, E. 



Hee o:8?fi<îwïe fiticfra pjr 
ft> top nofttt fyte/teutÜ3t fc fait 
Se (a Wfïia Sri pape Se fana ut', 
8of t tut} puitiee} ç enteaifiteet 
et) f(t rotirt Se gfcmcf 8c 




ÏLeues rt puSGcb tiu'ugemtrtMu rfSaftrffti 8c p.tttb ta pic 
fentes St m ortfei gneur fe $u o|f Se p«tw .8e 2Ttei ffn grtr u» mm 
(ftes imtftrt 8c 8elTef«pe tSftiffieta Su top en pfemfe«p<tttô.5|ef 
6« fuifTictfieutetiqi tiuif.Tefirthpifops témiaSu fifliKnJtfti«ii> 
nef8ea «Suocutief pioeuteutaSuS feigncurqiiS cÇa flcffiri .®e fl 
tes wonf St fwii e ui (Te ,19i ette refi t) efelf eui rte 8< fsS Si flt’.fô C Se 
pfu licites cSfetlfirrs «Suotdi f j pi otüteutBauS tÇaftcffet. ÎLe $é 
SieSpScmicu outSe J 4num.lC.iiit mif.cect.qtiJtte?inga ? rrepe. 
3Cinf |i5fic.©.micgtf. JCrarat ti puBfie puefes tarécfouta Se 
Ct(tf ÏKKÎifff Se putis «ton (fumera fui tf (tus cl puBficaiiîapai 
mop ?îytotc gfuuwt ctteutiuteSu w tioftvefite au c&«[tcffce8c 
pana.appcffeauecmo? porttefetguiffaume fttgmta Serge? tri 
peiteSuSitfeigncurauSt&alfeffet.éSa piefertees Se ÊSnowlea 
Bornes? faigcsTfleffeigncutsittaiflcea Je^fm!EcrG«Hrfit 
aui fît fa picuofte 8e paria ,f5i ette qua teefi uceo pi ocu teut Su top 
ttofaeS feigtteutauSu cüaffetttt.&itea germain 8e rtiarcfe.îTPP 
cefua potin genemufpSes mSrtop ee.fmai (tveJeÇut) guiaeSS. 
(& t pierre futgita epeeufeuca Su top noffteS feignent a uS efiartet 
fet?u«p en? pteffoîUSfSicSp.pppi.Se iSutnJU imf.cat.gu4 
treSirtge y ntje . 5ti rtfi fi grte.iî.g&uatf. 

tStnouaa ceptefcnterïfcttptou SiSimSauîs mi pet fe feefîc 
f«S p i euoftcSt pane .%4ti « tour Se |fu(Sn f.Jatfmaurp 

© ’-t fine f« Copie? SiSimua 
SelotttcaoiSomtanwB. 



Ce dernier caractère a été employé seul dans les Statüt Mulumm et Vhvrum, 




ftfliiti rSuemunt. GTepeua. lîncauto; portieSuBiû tt fatfa 
p; m teptu .ïtota cafoii afafi rtô faeitügelficnf fttü e|ï Bette 
regafaiu aB anima ctiSropettauetum «fiquijrtttqui Sitetttef 
g> i It P fa m ■« e ffe t « itrn'fi». & t l'i) fiipe n on pacte cfjTt t <«5i g nt 
et ei) i fenoti parte e ffe t a ferra .0 oc ni Safei qi Si 1 1 1 «ri ffo ,n . Se 
«ta cf fi fit effet tnt mipCü atoSi frofuecttut.CSÎHiS eni f o/tttnîe 
efimema in mii’tonifi «fatn SnScaiaeflpiiapiuoÎBafftonia 
S>}c«f« fmefw'ti'tue furttiti|fruttittit« g? fum f Sfctuteafe 
ftn<5 in tante fui ipfiua. ©Smentuj lîaaSifiefnteiri 
S/m'a ipofiamîetgrates ScottSSamSqw itoffrûit) 6oe opter? 
il) «fns i lîu nmw i mt effttfutn ft Se oBmiffta pet o îerti 3 et «ue 
Pifiuj Snuncgcaiicaqua omma faptoîtia oiia efi tcSiïaeeec 
tnt «g qu3 rtos Se us oimu poi tris e t gfoi i ofua cûcta gti Berftîa 
«fqî trgtiiBpctSucat.cfm tutp pcftcttfpmiufanctofiuitft 
regn« i tt 1 1 ) qu oefl fu m m« fetutt i «e . tr« ngu i ffi ci a i ocunSi i «« 
ttfme fiKtetcmitiiB fct5# tpi ftiti oim pn infinita fccufwui (t 
Cufu.^met). 



JfmiB Buiue © r«Ct«tufi îtrttrrSi fia. 
îXfBcrtitnitgni Seftcwtiamuüfmrtl. 




HISTOIRE DE {/IMPRIMERIE EN FRANCE 



4 o 



La grande initiale L du singe jouant de la cornemuse, qui étau passée 
die/. Jacques Maillet, revient chez Topié. On la revoit en tête du Imc 



intitulé La dévote exjmitnm de l’ Ave Marin. 




*3 beuote 
t eppofitiot) 
Ibcfouema 
J/n'a fatetti 
neuutttee 
mentit f5 
urtirbcfa 
frrflacrce 

■Srrrgc «tere oc ncftrefaufueut pfn|» 

ntremifttC6(0ofce tcHotce ctOigncebc gront tcrômtin 
Sati'oi; «m^i\eti}()(ant<n)poumminotlhe et 'Seoir 



GtMftr.ge fut fini Se (c[u4 pmüâttt ^icpficfi fc p« fc piopSc 
«rf6<fCMc6nirt«iftH (on p Kmifi dStptttc «ittfi. Je me i oftou p m p 
ft pidSiip iore ci) iffus môSi w ef mo [au tuent. fcfiroictit fea ooo 
«f ura Se ftfatpt utr pm t ( <îue ce n ou) tcfr a <i ette rvipofcaufifj 
8e ta Siecjefefst) fie Piopitcfce Se fuy cS6iê nuctxKtmtttç f«f te 
mie ctScf&wtr fit pecfiit Se fSme.tette-mtmda fit teSfpcio Sc «4 
turc gumstne a e(ic pi optetnenc fittete pot fe fifjSe Sicu entoiliez 
tftejtt tôBi? que fefift SeSieit ait pftifieuce <tuti e« noms pue nacre 
yplf enSifitm pue fccfSempteiicfcw uppctTe 3maiwf aSmnnS» 
te t SfeiKettt f«it touteffoia te piopienS Su fifi Se Si en et Se fit S te 
etçje effet «3 iefitaSe quoy cft efenpt 2TT<nti.tffci«- 3]t) itofemeo 
Seitit>ni(te(icteiit.ît. 

S©cccmoeetftmieîtm? Çjhup.ppp 

É? motet ternie ittttei) ncftSufufutortgefipue. 
3Cue gratta pfenamtaio <t efte <t8fou(fre pot tef> 
püte ëteft utoit(îume5eîice en fit ftp Se topo 
coifop.et Sa liftant ât a Stre et) (êôcoia tSe Suite 
mtttt ou feafem ?î (2>u t3e ateft fort if, &t mien 
neffoie Puuftuut3te3e fous faufte, ( 2 ? troc Si e 
fimirauguffr>jeti fiureSc fitSocftiite tfStifftfne 
ifj font o u Ms mt-tj ç termes outnepeuftttpiopiemcpi ctfre uv> 
t ceptetep en tean fïatcj en airffre fit nçruatgï. 3ïin fi eff i f StC ÏC Ce 
motamei|ei)eepae. 

Ha coHtCitfioi) Su ftute iSEfa- ppy e 

(Pue ouie fit fit) Se coffre ttuiftie <i) morne 8e 
8t fiicÿttge pui no? a elît poflïBfe fane SfetSe 
eecmee ton finira tet^oiitpe pue fepuef pfu fttiitf' 
afatta Setioeioi) it fit trtlîoctte Sictge muete m te 
ttSeSieu poutrôtouoit c^fnoiffiina' Sou âmes 
pftctiôe etSeetue qtiieftocce et)effe-€£tfi<tut3t 
cogiioiffunteSefit SiçmfteSee (<tcr« motjt} fSt 
en fit ne marin- <£t tome teufi» foutêicn enreu oputfotfes oerew 
afifea feeutteuta .&tce tout fai ta fie fouenjeSe fol) Bcnoift mjp 
îeffcgtii noua Stent (î Bien ?< ineptie foife Ses effeuj poueaffiftet 
t SemMfteeop fpitttppfaw rotafetetemefi^fmei) 





Le titre est composé avec le même type que celui dont Balsariu s’est 
servi a partir de t4pS (voir Histoire de l' Imprimerie , t. 111, alphabet, p. 5 te;, 
et fac-similés, p. 520-523). 

Le texte de l’ouvrage est imprimé avec le petit caractère îles Ordonnances 
de Languedoc et des Sécréta Mnltmnn, dont nous présentons ici l'alphabet : 



5l»5 C©ejF@K> 3 |îLîKÎT©l 9 (SîHg>ïï:')C 
«êrSefg , Bifmmii nopactattiSp y t 

*t i ? f 0 0 ? t; j> 3 il 

ff « ff ff , ; J 

Outre La dévote exposition de l Ave Maria , nous avons vu d’antres impres- 
sions, sans date, exécutées avec les mêmes types. 



ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK. 



4 1 



Indépendamment des livres cj ne lions avons cités, Topié et Hcremlxrck 
ont dû en imprimer d’autres tpie nous ne connaissons pas. 

En i 4 p 5 , nous trouvons Topié travaillant avec .Jean Netimeister, dont il 
devient le «serviteur», c’est-à-dire le premier ouvrier. 

Ils impriment ensemble le Missel d’U/ès ( Missale Uctrieiue) aux frais de 
1 évêque Nicolas Mangras (voir lac-similés dans Histoire de l'Imprimerie, t. III, 
p. 370-372). 

Le nom de Michel Topié reparaît seul, le 31 mars i.jp7, à la fin d’un 
Missel romain, lopié change en meme temps sa marque ; 



coUocâtu s qui femper în «jo ca ir. tut ar 
ni8 pteiTura prrlxnntcuo mi'mir.i eu? nttr 
rtJatalocsalIelnis. "fiollcô 

Jcramcuta que futtipfim’ 
_ quefumueOonuuetfpiriV 
tiiaUbusuoeinltruant altmen / 
tis: ï coîpojalibue nicanf aupi * 
lifo.'pcr Onm nrm fefum cbattn 



ÆMfTali complet ü ad çfuj rortta 
ne curie obOeiglonâet ponoîej 
ammarücp fa lure:ac tonus eccle 
fie militâfis vrtUtatè. ZugOinv 
pîeflumiminime rcquire tali fot 
Uooneratii v>el impfectü: fed (b * 
lerri indurtria emedatû atqjcu * 
riofe coscctumicn additiortc Ou 
amjmifTarû. Us 0 i\ffa nreone 
pieratis. £c milia Oe facto fuda* 
rio^ltcBetiâ benedittio fourni* 
faaenoa in vigilia pafebe t pet! 
tbecoftcs: uôoûpolïta.cû notia 
in loas fuis ncceflarirs tojeflis; 
3mp2effum lugdump sMcpae 
le topié ipteffoie Oie vero vin ma 
marri). anno oui miUefimoqdri 
gêtefimo nonagefimo feptuno 




IV, 



6 




HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



4 2 



MISSïïL ROMAIN 

IMPfUMt À LYON I'AR MICHEL TOPlÉ (3 I MARS ‘ 49 /) 



Dfffcapiinwaduftufl 



3ndjpi'toîdo mfflatefecun 
dû ôfuctudmê -Romane ecclcfte 
bûica pma ôeaductu- lïarioad 
fanctâ maria rnaioîê. ad miflaj 

— ffi ncroitua 
©te leuant atiR 
mà mejyoe’rtte 
us i« te tonfido 
tionerubcfdine 
ipftridtâtmeiR 
rnidmeiicremm 
wifuerficj teer * 1 

- . — — — praanttiôcôfiR 

dcntuLpaîrlias nas dfie oemôftra mR 
triît fem tes tuas edoce me.0equifb 
mediafc.^ tSfiapamQuofiniro 
repetif. ^ntroif .âdteta»ui.Cr 
tftcmotf reperêdi mtromtfcr* 
twrurp tortiarmû cûoieif.tft’k 
pa. '(Son mtroftü etiâ I fcftis Ou 
/TYÏcitaqfu plieibuo.©îo 
V3A, mus One potentiâ tuâ t te 
nurt ab Iminénb* peceatoç no t 
(Irompieulto: re mereamurpio 
tegôe ertptite Itberâtefaluari. 
Quirtuis t reçipts 3n. abbac 
Oicrfœ ad rigiliâ natiuiratj Ont 
poftofonécnctOiqf o.’od râcra 
maria:falj.E>eusq Oe béate ma 
rtc r irgtmstc./tertia o:o oint 
Cafte tueteL beusotmfjnfra 
ebdoma. fifucrir fcflû pmaoîo 
Oicif Oe fdlo.feeunda Oc Ofiica: 
tenta oe fanera maria. 2ecno 
epiftole bcart pauli aptï. ad ro* 
JQ Hnres manos.pii.ca. 
Ij ©rienteoquia boMcft iâ 
nos Oe fomno furgcre/nuncau 
tcj pîopio: cft nolîra falus: quâ 
cum credidiinus. Tlor pieceflït 
Otes auté apptoptnquauic,abt) 




ciamus ergo opéra tenebtarijit 
induamur arma lucta ; fie rt in 
Oie bonefteambulem'’. Tlô icô« 
mcirarionib'Etebuetarib*. Tlô 
in cubiltb’:? impudirùm'nô i 
côtenttone t cmularôeifed idui 
mini ônm tefuj frpm.ôrab. But 

uerfi qui' te eppcctant non cofundenfone 
v. 'ÎÇIùe tuas ofie noms ftc mfljit femR 
tas mas cdoce me; Stlduia. 7(\É0ftéde 



nobis ofîe miferiio:diâ tuâ; î falutare tuû 

oanobts.©equéna fanai eu âge* 
jlTTl tllo té (iffcOm lùcâ.fft. 
JLpote.Dipit iefuo Oifcipulis 
fuie. Crunt figna in foie etluna 
1 ftellie: t in ferrie pjelfura gen 
tiû:p:e côfuftone fonirus marif 
tfluctuü. Srefcennbus boibus 
pie timotet erpcaationc:q fup 
ueniétmiuertooîbi. Uaitivir* 
tûtes celoJûmouebunf:t tue ri 
debürftlm bomisvemenréinu 
bc eu 5 » poteflate magnat ma ie* 
ftateilbis aût ftert tnciptêtibus 
refpieitet leuatecapira vja.qrn 
apptopfquat redemprio relira. 
Ctôipt tlfie ftmiltiudtné.Qtde 
teficulneâerorns arbotesatm 
pîoducût tam et fe fruau: feins 
qui ptope cft eltae.JJta t roscû 
ridcntte bec ftërirlcirotcquom 
ampiopecregnû Oei.Smen üb 
co robisrquia nôpîcteribitge^ 
ncratio bec.-oonecoia fiant. «Ëe 
lût rena trâftbûr ù ba auté mea 
nô trâftbÛC ©ff?. Sd te teuauiaiaî 
mcâ.ocus meus in te confido nô cnibefeâ 



ncipimdeant me inimid meiretemm mv 
uerll 4 te «pectât nô cofundcnr. 0cc, 

Ja Ce facra nofonepotëti rir 
X.L rutc mundatos: ad fuû fa^ 



% 



Pr, •mière p.ige J? texte. 



atelier de toeié et heremberck 



MISSEL ROMAIN 



IMPRIMÉ À LYON PAR MJCHhl. TOPlÉ (3 I MARS I 497) 



'frîrfiatiocôte 



ïr ofa recula fcculoiü: îfe etentc ôc'Eper c&flfô ôommû 



amê. îtoomnmsrobifcfi. ife fio(lrû.ikrquem mateftatej 



!£t cum fpinoj ruo. ©urfuj tuam laudant angclùadoîant 



cojda. ifi:jfc>abemueadOomE Oominatiotice rremunt pote* 



nu. grattas agamusoomt* Rates. £eii cetomnuBtfmi; 



nooco twltro. iR-Digimmet ces ac beata ferapbm.-foaa* 



ïuftum cft.Sîerc Otgnü'î iuffô cpultarionc conceleb:at.£ii q 



cftequum i falutarc: noetibi bue t noftrae rocca vt ad 






fcmpcmbtcBgratiaeagcrc: mitri ùibeae dcpîeca mur: 



Domine fatwe patcr olpotée fuppliaconfeffione ôtomtcft 

Spécimen d’une ptige de p!iwt-ch<uu. 




44 



HiSTOIRli DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 



MISSEL ROMAIN 



IMPRIMÉ À LYON PAR MICHEL TOPII: (jl MARS I ‘U)7 ] 



Sanctiandree 



inapte piopiium fauctoçOc 
miiiah^np ifiifa f etfidtee aptï 
J3I ntrottus. 

SJ feow 

|li\ y m* e 

nI f brios fratrespe» 

il Fil IM jltrô-tandreâtro 

Pj È rauiteos route 

WJ \M?np 7 jÆ poftmefjdîros 

fïcri.pifcatotee 
boimiî>,5lli a frf reliais rettpiEus er naui 
fcnffllurttonrn.^.jgTiâpam, OîatlO 

O Ckfumusomps ùcus: vt 
beatu9 andreasaptSmü 
pionoB Iploicr a u jciliû : vr a nfts 
rcanbus abfolun :a ornais crui 
periailts cruamur.ponm.Detn. 
deœofancto faturmnoroarme 
Y i^usqm nosbeatt ©îo 
Wfemmim marrons tui:cÔ 
ced isnaralitio perfrui:ciuf nos 
crïbue meritis adiuuari.gonm. 
Zccrio libîi fapfenrie. if.ca. 
•ztOCncdlcno Oomini fupca» 
2iDbutiulti. J9dcodditilîi0o 
mm‘’ bereditatctoiuifitci par* 
tem lit tribub* ouodecint? mue 
rut grarià in côfpcau omis car « 
nis i magnif tcauit cum tn ttmo 
rc immicoprt in verbis fuis mô 
ftvaplacauit. Ôlonficauit cumi 
cûurpectu regur tolicdit illi glo 
riam fuâ.Jnndct lento te ipi 9 
fancrii feoc flluj z elcgit eücpoî 
carne. Ætocdit illico: ad picce» 
pta t legem vite i oifdpline: et 
ctcelfuj icdnllû.Sranutilli te» 
lïamétû eremü -t circücinpit euj 
5ona ùjlhrtc. t£t induit eu* ons 
coîona gloiic. ©rab.iRimfe bons» 
ti funt amid tui oewsimmts confoitatue é 



pria dp iras cccn.jî» tSitiuttierabo eoe et 
friper aretù multipliVabunnir. 0CCÛdÛ 

ir Tl illo tepo iobannc.i.ca. 
l^rc.Stübat tobâncsetcpOù 
fapulisemsOuo. îftrefpiaens 
iclum ambulante Oijeit. <Eccea> 
gnusoci.iftaudieruteüouooi 
feipuli loquentêt fccuti fnnt ie t 
fum.Conucrfusautc iefus? vù 
dens cos fequentes fc Oidt eis. 
0utd querirts: 1 0ui Oiperunt ci 
ftabbr.quod elt iterpîetatn ma * 
gi'lter vbi babitasfCidteis.Se 
nite % vidctc. Scnerût ? viderfit 
vbimancret tapud cflmafemt 
Oie illo. Hxna a ut crat quali Oc > 
etma. t£rat aute andreas irater 
fpmoms pétri vn’rp Ouobusc} 
audierauta iobanne t fccuti fu 
erauteum. 3uuemtbic parntij 
fratrè fuü fymonê ? Oidt ei. §n> 
uemoT 1 mcïïïam:quod ell inter» 
pîetatn cpiilius. i£ t add upr cuy 
ad idiim . gntuitue auté enm ie 
fusOipr. Eu es fvmo films io / 
bâna. Eu vocaberis ccpbas qd 
iterpîetaf’petH. ^ncraltimj au» 
tem voluir epre m galtleâ ? iue* 
nit ppilippum : et Oipit ci iefus. 
Sequcrc me. Ærataût pt?ilipp' ï 
a betpfaida duitate andrec T pe 
tri.3nuenitpbilipp 9 natpanac» 
lem TOijcit et. 0ué fer ip fit mop» 
fes in legctptopbete inuenim' > 
iefu3 film iofepp a najaretb. ’£t 
Oipit einatbanada najaîetb po 
teltaliqd boni elfcrDiiçitei pbi 
lippus. ÊIcni'tvidc.Bid tt iefus 
natbanade venientê ad fe et Où 
pitOeeo. ’£cce vcrc ifraeltoin 
quo Oolus nô eft Dijcit et uatba 



Première page Ju Propre des Saints. 



ATELIER DE TOPIÈ ET HEREMBERCK 



dj 

Le Mhsalc Romanum, imprime par Topic, est un livre des pins rares, qui 
a échappé aux recherches de Pcricaud. Le seul exemplaire que nous ayons 
pu voir se trouve a la Bibliothèque royale de Munich. Il ne contient, au 
Canon de la Messe, qu'une seule gravure, celle de Dieu le. Fils sur la croix. 




Ccst un volume de format grand in-quarto un petit in-folio, dans lequel 
on remarque des initiales historiées stir cuivre, eu relief 1 . Nous en avons 
reproduit deux : i’A de la première page de texte (voir p. 42) et le D en 
tête du Commune Snncrormn (voir p. f.j). Ou verra les autres à la page .(6. 

* Il est certain que Topié a\ ait dans son atelier ment partie des HistiirLe in otjtve qu'il loua pins uni 

des illustrations gravées sur cuivre. Les initiales à an confrère de Lyon, Pierre Rohattlt, d'Amiens, 
historiées du AU s sole Rtmonum faisaient probable qui tenait de s'établir à Avignon (voir p. ;o(. 





46 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



INITIALES HISTORIÉES DU MISSEL ROMAIN 



IMPRIMÉ PAR MICHEJ. TOPIE 




Pour le Miss u le Romanum de i 4 97> Topic a fait lisage d’un caractère 
nouveau, dont voici l'alphabet : 

a 33 c b t fs ibj *K 2. 0 *& €>n s z a * 

abcodefgt>iiRlninopqr38ftiiPi:53 

à b^d 9 ÿ c t 1 ’ m 9 m ii ô p p c) q> q3 r t 9 fü ^ 






ATELIER DE TOP II- ET HEREMBERCK 



4 7 



Il I a employé conctirrcmmcm avec un caractère moyen de même famille, 
pins petit, que nous présentons cgalcmcm ei que l’on trouvera ci-dessous : 

3 0|&5 2(0>1R tg>$, (0 1RS 

abcodefgbijlmtjopqrtaftuvjry} 
â b' 7 Ô é t P T ni m’ li n -1 6 b p q iÿ f lê è £ p 
ff 1T ft cp . ; f 



Tnpié.a aussi imprimé des bréviaires à l’usage des églises du Midi. Nous 
citerons celui d’Aix, qu’il a exécuté aux frais du chapitre [impeusis domitwrum 
ceuwuiconn» pmlictr eeeftsie). On voii à la fin, sur un feuille] séparé, la nou- 
velle marque de Topié, réduiie : 



Dtt'mvmj 

gmiitimtibSercnjaJTenui) vtf rtg|firrw«tiCBlufmits re 
isrtiumnârufapc. sattpiie c.ic^cn.^^SÎ ( b 
en tlel e 4 fanu»ini(tiMl)r(t>r Jlrmootnobefcimo5i.[33tto 
geRUBi j mlliift celefteitiemlt Y^e[eree»îtefe.afrratiff«> 
psaMtâiKnlintohufl ffltair Jt-'tartfliruKSmemijæôoie 
gell frettpduraj en peler in ri damiunmfliira n/i «beanrimie 
eiitæceaiftcbla-tiii. SufripïJi noirrtquéraquàolîoeeiéiin 
enreieambniapcninapfeml rtoiirbu!! bâtas remii arumwii 
abeowdittfuni douai régné offeeraneesratmi ter notet 
eeletSo.acduiife «SM ci ferrlo fprenKwrieofonrfpîjeidjme 
pmlasopHioeïlitJû/gJioitifi fuli àttàmnwiti^nem.errtmum 
titc ws eteerôife. jmtrteder pie oêBiabifttîemertndaiiirenris 
eo Kt alertes tobamteaelerti» ^ (botta «nisptaia Idakirre 
K(a(> 5 IS>tas:ojerniclarafartt quMdwboelmso ppnsra-r 
reweMtdeflta. Orée p»rlle> Ml eu beliquirtçttt meitibai piera-. 
Illaoéslonai flptdSübaoa ôna reaebentprbnre Igabclnir r ab 
BeoOTroetlpeôBligtbl an? Ici ftrrarpacum'mrns ediur 
oendt Intereedant p eo ra cearc ptac» 0 manies) 1 fauid 
pêafiincri.DeeqQe jirpiîtoieioi pengr cm. Errer. fbds- 

rtiema in boeteeieic lufhiuerne 

ei râaitoanifeeniiiisrrcsi jmpeffinnEiifftgnftierdfli 

egpgenj'remerafodglaeamrï gjfbfietTStebgttenufwtrte.Eïr 

nrieetettbpllanie ono noftre périls bneoeaaontraîipiEJtat 
5fgpJ»qniat pëetfpff tonie» pdeScSijrd. 

tteilbWItllac'OKtoWIiUobg- „ 

s.b.e.d.tr.s.a.iri^.&ipjus^f- oç. a.*.- 

5, Z. H. £ M. t b.a.&e .«. !f, 05 bb.li Jdt.limiruin. Cm nés fut 

qùitiwpKitro» qnicfttflnas. 




Le Bréviaire d’Aix n'a pas de date, mais lions savons qu'il a èiè imprimé 
en 1 pp ci nié à près de joo exemplaires. La table des fêtes mobiles com- 
mence à 1500 et va jusqu'en 1531. L’exemplaire de la Bibliothèque cl'Aix, 
le seul que lions connaissions, est imprimé sur vélin. D’après une note qui 
nous a éiè obligeammeni communiquée par M. F,. Aude, biblioihècaire, 011 
trouve à la fin, sur des feuillets ajouiés, les manions suivanies, de la main 
de l’abbé Dnbrc.n il, tirées des archives du chapitre : Die octobrh 1499 
fuermtt recc/ira per Ctpirnlnm 487 Bminrin, et ensuite on en vendit, est-il du, 
aux chanoines ci bénéficiers pour trois florins la pièce. 



48 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



Ou doit ;mssi à Topié le Bréviaire de Sainte-Marie de Gap. Le cvtophou, 
imprime entièrement cm ronge, lions apprend que ledit brcviaiio a ètè exa- 
miné an préalable, revu et corrigé par Bertrand Champsanr {Cawpkwim), 
Guillaume Aguillenc (Aç;t'tllcn/]»i) et Gilbert Garrel ( Garrdli ) , totis tiens délé- 
gués par levcqtic et le chapitre totit entier. S’associant pour obéir à l’ordre 
et à la volonté de leur prélat et du chapitre {<ikri suai Jussion i ne m/tnirafi sui 
prslati . . . tic aipituli ohedire vü/mcs ), ils ont fait imprimer le livre à leurs propres 
dépens, chacun suivant ses moyens {suis propriis ex/xmis aefaenkatibm iinprimi 
fecere ). 

ÇiflcsnanKreuoWiffîrriofn pifrr ic tifio fiwmtao g* 

oe fci 3ffanai f û v ipirtccHco cbiril k £gr c$tj 

<i «ncrabiUfl ntl Jkriridno cipiffaun tfuillelmufl agmllês 
quùtf #U»mu 0 gjrrclItfocTj oclod>4iitaiifl<clnftinc:iifpi 
nrulTiR rtf c (5 mo n cc lictau jc fitffn olchptcfnllewuit pîrpo 
ftti ac aUo ç Somme? \ esnonieos I o flnlç capiful i ccddiC va# 
ptnctn.tctam fui fittooiim lit oco ponfrefl Ane que nfcbll valf 
tUim iiict*h*pnT<rtfl .'fr’iuiariutfJ ad vfum 1 tôluciudinè e«l£ 

rtcbeaicmjnc vaplcrf.pcrolcmm oArtipîcpoflhimattTcfqp 

6f<>9tC4n6riJfO9ciuf<lécjpifulmK0it*iici5 vifii afwfl cotre* 

cium't miqtdatmîuc ittrtarfrum tmoti oicu ecclcfic o.'dinj 
fum;<ft>Innrm o oiftdie ividclicei fctarc appelé n k: fanai twa 
me t< aquine : tofept? fpc fi marte : fanett vi nccrtfi] côfciTo tic J 
Cinctl pJûr.»dji: Ti Al a rjjfobtiitt rn Jriertrta te martfce: fan cl i læ» 

>ari:«:iUtJ borne rcétTuafl.'fiinai Ai mini: waurmti mai icù 
cebi -i filome.Treutfer additif :a iqi Itt fnifl îip^ti I in fertf ei 

et fimaba- eioi feaj luHTent de volatil cm (uiptetaii oiaic&CN) 
mini picpo Al i ac a pifrult' obedfre vol mtea: fit 10 p: opl jo <eptn 
fie h fiiculrnrttrtie tmp?rni lc«i c . Ouoil qnulcm btaiùrliMrt 
ai bono: an triTUfuttemeaii tente mme fernper Virginia : fait 
ai qnoqt arnalptnioc ornnfuin lanOo? - fanctaruji Idtiufi® eu 
rie ccldtié: magna cfi aduerta n n a ei littfn 4 t fotllcl rudinc; ad 
bonum: fdieem t perfeoum Arterti e iuln a fa u«n| c ffratû tedd 
Oumcfrqiundeajiw tieap:/li0. annbtemimWjlCtfFrteqiia# 
druî^emafimo norugritmonono c 



raue woc 



L’impression a été menée à une bonne, lieu relise et parfaite fin par la 
faveur de la grâce divine [ad bauum, felicem et perfècmm finan divina fervente 
grand ded tient ut rsr ) , le quinzième jour d'avril de fan du Seigneur 1 4ÿp. 

Le nom de Topié ne figure pas dans cet achevé d’imprimer, mais il est 
facile de s’assurer tjiie les caractères sont exactement les mêmes que ceux 
du Bréviaire d’Aix, signé tic cci imprimeur. En voici l’alphabet : 



sscb£fBin3s a* Tio-flû-msz u x 
abcïdeîfçbi j I ronopqi t jftu v; yy 
âb*t?tfcirEi7ïm>rfn , >êppq5<i3$itt*ft;u*£t? 
If 1T ft , { f * |T 



Le Bréviaire de Gap fan parue des eollecnons de la Bibliothèque natio- 
nale, à laquelle il a etc donné par feu Champollion-Figcac en 1823 (voir 
Brunet, Manne/ du Libraire , t. J", col. 12,(6-1247). , -' 1 première page après 




ATELIER DE TOPIÉ ET HEREMBERCK 



49 

le calendrier ijui commence ledit Bréviaire est décorée il'niie belle bordure 
peinte en miniature, tpie nous reproduisons ci -dessous : 



i 



^nnamie&iif nrttrf feTurtf prjfffmepïltfi&parvTiice: tli 

fni Ipfl bîCUlartuPuivfuj xc o* fpirtfu pafarlïroinfgrtauepo* 
^Lerudiuécalcfîe beutt marie oomc recul um amen. 

TOpi'ittf . £\ primo rtotaq» ffte fciju«îie Mtfnir «d noi rumu* 
b^mrutô fequen* bicihir ad no Qii £cfa Cf ebu a eh 01 ra Ma pci hc 
cnimftbfili i» cïebua aboem <oftee vl adtel«it.o<«)bifa. 
tmepypbanfc vfcp ad quadra; Oîcic fui genfci» Imnu^ 

Gcfim i; i a tulédi a ccloteia vf Jl L oêe I tm» in p(al 

^adaducntdbùf. ‘bpmumj. rruo m«dlCcmurarq$'plrft>’{iÉ> 
Ifclmo &feif tfeoùoamain’oulatiîr bprn* 
omnfûquo nca.cMpioreafpaiIrercAue* 
munduacr f«a ç 113 1 ut* fanofa ittireemur 
tat côdituÿt aulé rntredf i eii Ai nul ^bfitnS 
wlquoie* bmert vttam. p:4frtet b«uoï 



*1 




furgtaiâdf bleotlt^bearapatrioacusTf 
toi nofmo; parirero* faiuritpnacuAjan 
tccictalibe boaiiuoml gfiamiido. 3m* 



rct. Pllllle JKUI wapûJiVfur 3n pmonociumoaiuiipbona. 
gamufl oma ociuartrioctcquc ^o ftdet rnefiD'a , ‘plelm*&&> 
ramua pium; fkm fcop&eti n o £ani9 vif 4 

f ufmua. ilofrraa jxecca vt u, non ablji in 

j dial îfuâtptxrrraî pom'gaevr U fjÊ/' a côftJfo Iptof 

1 <^rplaro9foidib 1 :rcddji poloy N ’ J my. X fn via 

fodiV. CI | qutq» r^crarfiTirno: h NjpctÔRnôflg 

I bui*tl«t lêpo^boifeqtiferib V I^HS _ ni : et in ta: 

pfBiiaTif’îoouïabMtfamnnc: \Ly J tbedrapdW 

re* I «m nlk parmi a i larftaa: lcnrf* nb H 

tepoffiilam’afrarim.-atifltlibf dil . 0çdtu Lc^etnivolumaa 
dofordidéaiottiTTilitf acrusno fi*mfditflt'ltW£ ? 

-J pue. ftc fcrfalii «t lubîfa: ai uocf«.y 
J] compago noftri coipcnla; per pUntatfl et> femsteairRi* 

I ! qud auemi içnib’; içA cmnes aQuarû :qd frwctô fuir babit ui 
mur aerfue. O b boc redcptoi tapote luo.çtl foiift ci* ribi*?* 

I quefumu ævl ptotua nortna cl pu* rrft ois» quectiq} faafctftrti 
^ hwerrittpbrrirecofnoda: itoî per.pfptrBbôfur. llonfkipu 
bialxmgneiôfcraar Qnocar non fti:ledramp pointa quem 
nia ami cmlceicffcm ipA i cil pfefi vetn a a fari* renr. fdco 
! bCflivrpAoiamurcermu: mz* nÔTrrtrnjuni impnfnludliro: 

Ica canaux gfic. Çitfta p« ter ttfqj pci okb in côAIïo iafto^. 




On connaît encore un bréviaire des chanoines réguliers de Sa.im-R.nf, près 
Valence. Le nom de Topié figure dans ces mauvais vers placés à la fin : 

H nie operi uiuto Miciiaelis tanta Topie 
A rs favct, ac prompt! tnt présidé t ingenit au. 



Les vers suivants meniiounent la date et le lieu d’impression : 

A tu tus crut Domini per M. D. tune baie pictus, 
Exeirtplnni pressa m Brevinrii cntii fiât fuijtis. 

Qt/od niuiqiuuit potuit Rnphensibm ante ventre 
Hoc May ns sexto mem'ts ru tic effiàt J dns. 

Liigdiiuwn pressir, Veilentiu<jne suscipit. . . 

iv. 7 



nirhmaftr* \irr»N»u. 





5 ° 



HISTOIRE DK L'IMPRIMERIE EN FRANCE 



U Bréviaire de Saint Ru f est décrit, au catalogue de la Bibliothèque liturgique 
de Charles-Louis de Bourbon, par A. Aies (Paris, 1878, ht-8°, p. 4 ? 3 ~ 4 ? 4 )- 

Topié demeurait, depuis i 4 p 3 « avec Neiimeister, cornme la constate 
M. Rondot, d'après les rôles de recensement lis paraissent avoir travaillé 
ensemble jusqu'en i4p7- Neumeistcr, qui était tombe dans la misère, cedc 
ensuite son matériel «à son ancien ouvrier. Topié s'établit rue de la Blanclierie 
et prend pour associé François Daim es, qui le quitte peu de temps apiés . 

M. Rondot a trouvé trace de Topié 3 comme imprimeur ou libraire dans 
les rôles d'imposition, jusqu'en 1512, mais 011 11e cite pas de livres imprimés 
par lin après le Bréviaire de Saint-Ruf, qui porte la date de i 300. 

Topié était, en même temps qu'imprimeur, graveur et rondeur de carac- 
tères. II louait le matériel d'imprimerie, voire même des planches d'illustra- 
tion, à des confrères. 

M. l’abbé Requin, d'Avignon, a découvert un contrat notarié de 1501, 
par lequel Topié loue pour deux ans, à Pierre Rob.uilt, imprimeur â Avi 
gnon, une presse d'imprimerie avec tous ses accessoires in nam pressant sire 
tnratlar ad itnpiimctuliini fibtvs aitupletam } , des matrices, deux quintaux et qua- 
rante livres de matière pour la fonte des caractères, douze gravures sur métal 
tic enivre (ai ut duodecitn historiis. . . in capta), treize antres histoires ou gravures 
en Lois ( item mettant itisrorias in bosco ) pour imprimer des Heures dites A-latines 
( pro Mauttinis inipri tiieudis) 



' On lir, dans le rti le des inipiisés de 1498 : 
«.Jelinn d'Alliy (Neimieisler), iiii|irimeur; Miclict- 
lel Tdupier, nini|iusitenr ci mm | i rim C i 1 r: Françoys 
Daim es, im |irimeur, o,*! pignon dudit Miclldlct. » 
. Arcli isesile In cille île Lyuu ,C’.C! - 2 ; , lcd . 87%“.) — 
Un peu plus Inin ,dansle mènicrcgislre (iül. 1 4 t r" 
1111 Irouve cette mention leclificalive : «Mirlieliel 
Tiiui'iElt, imprimeur cum pusitciir, Fraiiçnis Dal- 
mis, in 1 primeur, oiiiigaguuii dudit Michelin. Le- 
dir Midi elle t estuit serviteur. . . «Mestre Jehan , non 
uicstre imprimeur, leipiel aussi «piiclé par MM 1 ' 
pour eesle lôvs. » 

En 1499, Topié olitieur en ecs termes ilimi 



11 11 1 ion d'une partie «le sim impôt en raison du ilé- 
parl tle son eetnjtdgMit 1111 associé : ««Accurdé par 
Mess” pour ledit Miclieliel à XX'”, vu ipic ledit 
Dalniais s‘cu esl allé. » /Archives de la ville de l.yon , 
CC 229, fol. 22“.} 

* Soi nom, ipii est écrit Tnpie dans les livres 
im primés, rloi I élrc prononcé TiariÉ. C’est la leçon 
1 |i u nous esl fournie par les extraits «l'arcli ives «le 
Lyuu , dans lesquelles il esl tour à luiir appelé 
Ttntj’pin-, Teufiiec 011 Ttiimn . 

d l.c lexte de ee ilueiimcill iuédil est p ulilic 
dans l'outrage de M. Rondot : Les graveurs et 
tes imprimeurs il Lym ./n ,\e r s'iecte (p. 1 1 o 1 1 1 ). 



CHAPITRE LX 

L'IMPRIMERIE À LYON 



ATELIER DE JEAN TRECHSEL 
(1 488-1 4 c>S) 

1 redise! collaborateur des premiers imprimeurs de Mayence; document suspect cité par les 
bibliographes. — Jean Treclisel succède à Nicolas Millier de Beiissheim di( Philippi et épouse 
sa veuve. — Le Qtuuirrtgesimiiie /tare nm de Ruliert de Eitin , premier livre signé de Treclisel, 
avec gravure du maître 1 . D. — Une édition du /):' f/uilettione Ckrist t‘. — Antres livres imprimés 
par Treclisel. la même année. — Succès de vente des éditions de Treclisel. — Pièces de vers 
en tluiiisia.il es de l'imprimeur, — La manpie de Treclisel. — Impression de livres de méde- 
cine et de pharmacie. — Le Phihtiimti de Valesc de Tarante et le Clarijii'Moriimi de Jean de 
Ton n têtu ire. — lui pression de Serin on liai res. — Josse Bade, professeor de bellesdettres, 
cririectrur el directeur littéraire* de l'imprimerie de Treclisel. — Introduction du caractère 
romain dans l'atelier. — l'iililicaiinu d'un Tarante illustré ipii est imprimé avec ces iiiiuveaux 
types. — Mérite artistique de Ces illustrations. — — Prospectus illustré des 1 XJ livres (I: it é./in avec 
appel à la jeunesse studieuse par llatlc. — Lettre de Rade à Jean de Gênas, dans laquelle il 
lait Déluge ileTrechsch Publication île \' Amiens AMiciinmi du capucin Ganivet. - — Rapports' 
de Treclisel avec Robert Gagttin. - Jacques Ponceau, premier médecin de Gharles VIII. 
11 li lient par lîiilerniéiliaiie de 1 . ascaris, en faveur de Treclisel, le premier privilège royal qui ail 
été accordé â 1111 iiuprimem en France. — rniilicAlimi grandiose des lellvres d'Avicenne cnni- 
ni entées par .laiiiiics Despars. — Treclisel uieiirt à la peine, avant d'avoir achevé sim iviivre. 

Jean T icc h sol , Allemand, ttccupe mie place distinguée dans l'histoire de la 
typographe lyonnaise. 

M. Rnndot, qui s’en est rapporté comme les autres bibliographes à \V 7 etter, 
le dit originaire de Mayence, ce qui est douteux'. Selon Witter, Treclisel 
aurait été témoin des premiers essais des inventeurs de l’imprimerie et aurait 
même travaillé avec eux au perfectionnement de l’art à ses débuts. A l’appui 
de son dire, le bibliographe allemand cite une pièce de vers qui, suivant lui, 

‘ l ei - grinnns sur (w el les lîii/oiîifiw.r J l.jvu au part de ses livres. Nous n'avons encore tnnivé dans 
v\/e jiVV/t; uii y rage ciic< p. 47*1 — - Tivclisef est aucun rindicaiîon de $1111 lien de naissance. Sein 11 

ipialific loui simjilemeni d'Afenuawies dans la |dn- nons c [I venait probablement de Bàle. 




p HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 

aurait été insérée à l;i fin d’n 11e édition inqiiano de l 'Exjtositio Georgii super 
Snntnin/is Pétri Hispmti , imprimée par Treclisel : 

Sic prima in bnxo conàsa e/entenrn pmnenili 
P ami (j ni lient scribe damna in/ere hdiio ; 

At nbi divisas Gcrnntnùt fndii in en 
hiciditqttc notas, iisqne ter nsa fuit 
Kxtentjda in vends cesser tint etrtibns omîtes. 

Qjtas sa/ers potnit scriiere liexrra notas 
Cidhtii inipnssôs docta ligure li/tros. 

Principhqne rndetn mine orient /tinte ijtsc Johannes 
Trechsel en dtixil qno ni fri / nlterins. 

An début de l’ Imprimerie, les premières leurcs raillées dans du buis firent peu de 
tort au bon copiste; mais, tiés que l'Allemagne eut fondu séparément des caractères 
graves dans l'airain et cnl renouvelé trois fois cet essai [iisqne ter usa fuit), aussitôt 
que l'on sut que l'an était inventé dans tontes scs parties, les plumes tombèrent. Les 
mains habiles â tracer des notes se sont ingéniées, depuis, à relier les livres imprimes. 
De grossier qu’il était an commencement, fart de l'imprimerie a etc mené, par Jean 
Trechsel lui-même, au point où il en est arrivé maintenant et auquel il a atteint son 
dernier degré de perfection. 



Ces vers sont reproduits par Hcssels dans sa dissertation sur Laurent 
Costcr'. Le document, qu’il a cru authentique , est emprunté à Wetter". 

Nous n’avons trouvé dans aucun exemplaire du livre de Georges de 
Bruxelles, imprime par Trechsel, les vers en question, Wettcc a cité comme 
autorité le bibliographe Sccmdler, qui a rédigé en 1787 le catalogne des 
incunables de la bibliothèque de l’Académie d’ingolstadt. 

Le Georgius imprimé par Trechsel y figure effectivement dans la quatrième 
parue, page 124, au numéro 223, mais la pièce de vers sur les premiers 
essais de l’art typographique n'y est pas rapportée. Vérification laite sur 
I exemplaire cité, elle 11c s’y trouve pas non plus, soit imprimée, soit manu- 
scrite 5 . Nous avons donc lieu d’en suspecter l’authenticité. 



T’he hiam'lnA Legend c-f t/ii iwmtiev rf Printing 
ty Leur ms J,tnsj,m Costa . cri |i cnil y examines! by 
D 1 Van der Linden, from lhe Dnlch, by J. IL 
HrSSels vviih an inirudiiciiou and a classifie cl iisi 
ol'llieCosterian Incnnabnla; Lcindon , East, B Indes 
and Easi , i 87 1 ; in ■ 8", p. yy. 



2 KriHsctt Gcsciichte der Erjtudng Jer B«tl- 
Atnekerbmst itnrci J An 1111 Gwtmbcrg 711 A'J.ihl-r; Mai il/. 
1 836 : in-8", p. 1 89- 1 90. 

5 L'exemplaire du Geergius dècril par Seemiller 
exislc enceire et fàii panie actucllciiient de la bi- 
bliothèque de l'Uni vers» c de Munich. Voici un 



ATELIER DE JEAN TRECHSEL 



53 



Le premier livre imprimé ;m nom de Trccliscl est le Qiuulfngcsivutk 
on Recueil de sermons à prêcher pendant ie icmps du Carême, composés par 
Rohert de Liiio. Nous en reproduisons ici la première et la dernière page : 



3 nnçkt>mnh'iefü 

fpTjfnàpil quadracrcfîmsle 
flurrâ t*e pfaatia Pin frott es 
"îRobcmis fon>c3?otû bi lirid 
oïdiuie mfnbjt q?m licuffm 
pmo tinicafcpiuag-dîmi 
bi numéro b«mu*ti5f piop* 
i<T<c3iiTnpeccâro. 



S'tf'mbpiiViuij. 

'èfltionfnt 

Vocaü patjri vt 
tu todrrti.fikri* 

bunf t’fè veto a 
£Dalb*i failli i 
do camttiJci ■ rt maiatigrlki 
pfauro bmûc.ljSfttTuitt no* 



fudtcai*. ïitfa biüa âdreee 
jjfaurbîib* fuia rndn . 2"*io 
eü tro îegi mco HKepnoi 
io k p nua uoiV furropmariifa 
in 101 mô i'a pIWijpj. Tlou cm 
pofrum^q audiuimua z oïdi 
mu* nô loq. fifiilii qdi ibanl 
gandciea a i ôrpeeni 1 onïïliy- 
cjrîr bi^tii Ipabiii funi ,p noii 
iefurii/rndiatn poi/.JCec l'Ile- 
HSocurue i gati dé* ad cru t 
cé pptramr a 1 fi ai 

ce au d 1 1 ea: q i fpû flcrû» 1 rar 

in damier ap Pi feien moiré 
t»io|fniilfTiicrajIcrùi! qm'a 
fpûlTctiro oitti_abei'a n'rtiojcî 
ci*e«rai.Tl«çjbi apfîa 5 foin 
tudo fugu a(it crfouta ï . g^tu \ 
imoc fcfiûPI fiCbiCâmumii 
n'a ofaïbiib* ^g-ruttr^ z mar> 
îfnbua.jfiui'a nàfccti rpaliV 
u/n bou op pii rnojca te a q ui 
J-pm uti du u liai' fl Cunfûi nifi 
IpûlTcrûe . ©uiçbiiarf fcai 
\ foin udi'c i'u fpd ü cia amicoe 
bci^igilgii 9 oiâfco z came? 
bunfïïmia mumrôbiTdpliiiif 
'l’^bcn b 0 afF[igeu»;ui(ï fpù f 
fitua (Quia o en fiç faii i n ar 
tyr» aio l'nfreptdo roi i II ai a 
louïiia ^fïiiïïima cru ciaïuü 

gn a ppcn u ifï fpûff: ii a . ’âbi 
a dm ii mri pl unm û fiiuu 1 z i f<« 
de côfoliaan bebem* où fup 
NO a oiain fefljfragiliniuln 
ern iucm'n oljpiarn'’ £3 ie fhj 
pfda fi’fpu fleti 4 lot tjoic® 



lup bol £8 rirq&ni'l qro $f 
i lertie copiorrfTimcinTpmfa# 
n»q rerrmoa ÿpiea cddTcs 
eflîdjd© Fous idcfii fertabo 
n fw na t>o adquc cùaftno» 

I alla 3fw$*n lïcuTÏbni : qrn 
v i inqi £ypi ia u 9 in i pPft ad 
bonarù.fjjofluèe largii fpûf 
n ull ia fi'mb’ pi n imr n ce v I il t» 
cobcrcéiib^i la nfhi'8 infra ccf 
i a m cra rup Tpa ci a in frena îuf 
iQC>anai iuçir«r crubcmiaf^ 
fl ucni cr. TloiVu i fn pcer 9 fii i 
ai t paical. ©jjflurû iliucftV 
beicapan a alf , cnin ,, . ini iude 
qrcmuudâufi ban^■|n ,, . IDcc 
îlli »0upplii icoideigifpo/ 
ihilon’vi pii'ilïm’ 0 ^ fpufc5 
fitorcpleqi coida nra.(gïui fit 
bniiitt’ in fcfa fcfojt . Suiei?, 

<T£ipîioi qditigelTmaîcaii^ 
icùbi piccan* ceprû in i iuiV 
rai c^ni]>ibr<^ pçlaij ad I an 
bt "r gf laiu oiporôia t>o i air 
gfnisttfïofi tOJancacbiiflî^ 
n il pi ia /Jrani ifn z nouifan* 
iii36ouauPrurrttrnen /fi'ulÿ 
l n cfîauuobuû i4&5.bi<no^ 

ua méfia oCTob: fa Çoia çifg 
rina. ^rimpiTuin Ing^p "ÿot 
bflnijffr«d?fil alcmanu.jSn* 
no nfc faluua . i488- bic 
uona /fcbiuarij fclkir tfl cSf 
fummafum, 




Ainsi qu’il est dit ;i l;i fin, l’amciir a lerminé la copie de ces sermons le 
p ociobie 1483 an soir n, ei le livre «a été imprimé à Lyon par Jean TiechscL 
allemand, et achevé Iienreiisement l’an de notre salut 14^8, le neuvième 
jour de février « (1489 11. st. ). 

I.e volume esi folioté en chiffres arabes placés an-dessns de la seconde 
colonne. Après la labié qui termine l’ouvrage, 011 trouve une pièce de vers 



exl rail de la letne i|tii nous :i èlc adressée en ré 
[Hin.se à mitre iltiiiiimle île vèrihcitimi : 

o. Biblioiliêi|ué de rUnivciîiié ilo Munich > II' i\ aviil 
* T rcs lintunc Mnnsieiir, 

En rainure :i 1 ^ i|iiestinn i[iie \mis Awt liicii 
v 1 1 ni n iinn? si n m lettre, j'ai I liimneur île vims in- 
loriiier que rUnhcraiéii'JngiHrtaik a etèlninstcrce 
:i Lj^i ii 1 1 si 1 1 1 1 en iSoo et ii Munich en 1826. Le 
catalogue île SeemiHer se rappurte iltinc à notie 



liihlioclièqiie. D.ms l'exemplaire ipie mins pnssii- 
■lu 11s île l'ouvrage en question, les vcis que \ 01 es 
cite/ 11c se irnmeiu ni iinpnnu's ( ni manuscrits. . . 
W'eiter p. 1 8y- 1 90) iloil dune avilir en 1111 aime 
(WemjiLiiie 1 [ries lequel les vers se trouvai eut sans 
ilniiie manuscrits. 

«Recelez, Monsieur, l'.issn rance île ma liante 
considération. 

f> D p ScilNORR VON CarOLSFELO, 

<> Bihliolhêcairc eu chef» 



54 



HISTOIRE DE L’IMPRIMERIE EN FRANCE 



dans laquelle l'imprimeur fait l'éloge de son coniemi en engageant jeunes et 
vieux à l'acheter, puis rappelle que c'est lui, Jean Trechsel, qui la fabriqué 
et imprimé à Lyon (fecit pinxitqne' Luduuï [sic]). 



IDcclibercO rnagnue l?«c p*g*na itiflnma celi’t 
(éoannena bifto/iafl t rtnim gdfcpoi cnotm. 
jCèfUe^omiuûrpwifôiibi hbcr0e7TOf9i i/îctp. 
aurewfl eu m bicjf^ureofl libi coRtg* IVvctua «. 
ZT?«ïlOffue rÇaoi poieriê *t fticferbic rtî. 
A^doin a p mre Çu nç f wa i m y fa i eft£ » 
fanon amïno emuns miTcnTq^ Wpuoi eanis ♦ 
Tl«ii<$ boç«t çefum que luni krmeric facétie 
% ull ma fcrofrum v i njili ufqs pe i rr. 
É>iwcnpi fiitripi wrjjâ rrro/ïbu» ?lî. 

9 in ici* igrbapurai . 

îqU loicr^ . 

, , ... , . s 2?«dom t 

Weianptoî confie <j rjj Ub<r cypuai frtc. 

Sirtibi ociefun omne muaincn. 



La gravure sur bois du commencement, qui représente i auteur en chaire 
prêchant devant le Pape et ses cardinaux, est l'œuvre d'n» artiste lyonnais 
dont les initiales I. D. , placées à la partie supérieure du dessin, seraient, 
suivant M. Rondot, celles d'un Cartier du nom de Jean Dalle ou de Dales, 
natif des environs de Brutrg-en-Bres.se et figurant , précisément à cette époque, 
sur les rôles des contribuables de Lyon'. 

Péri eau d, dans sa Biblittyyapbie lyonnaise du xv* siècle (p. t z, n" yo), attribue 
à Trechsel l'impression d'un ouvrage de Guillaume Vorrdong, monte fran- 
ciscain de Oman, sur les quatre livres des Sentences ( Optis super quatuor libras 
Senteur) an un ), volume in-folio sans nom d'imprimeur, mais portant la men 
lion qu'il a été achevé heureusement le 1 4 août 1480, dans la célèbre ville 
de Lyon { féliciter cousummarnin est ht indita ttrbe Lumduncusij. 

Après avoir examiné* attentivement cette impression, nous pouvons affir- 
mer catégoriquement qu'il y a en de sa part une erreur, reproduite par la 
plupart des bibliographes. Le 14 ttrilong en question 11’csi pas composé avec 
les caractères que nous connaissons à Trechsel, mais il est exécuté, selon 
lions, avec ceux du commentaire des Anoures acta, datés du 17 mars 1489 
(v. st.) cm signes de l'imprimeur Jean Du Pré, de Lyon (voir Histoire de- l'Im- 
primerie en traita- , 1. 1] ] , p. 482). Feu Procter, dans son Index m rar/y jtriurnl 



Piuxit remplace Ici le mnl ilujfrcssrt et signifie 
littéralement qni !'a /vw/.par métaphore un pr allu- 
sion à l'eiicrc il uuprimerie déposant son empreinte 
sur le papier, comme la peinture laisse sa trace en 
se fixant sur le finis nu la mile. 

Le meme a gravé une Atntflaciatreti pour 



Guillaume Le Ruy {voir Hisuùre rie rimptimerh' t 
t. III, p. 82) el les planches il W An marienJi très 
reinan|iialile. Pour plus de détails sur cel artiste et 
son œuvre, voir [‘ouvrage île feu Rondot : Les gra- 
veurs sur buis et les imprimeurs A J.pm au xr‘ siècle , 
p. 48- 50 et p. 133. 



ATELIER DF JF. AN TUECHSEI, 



)5 



booh (n“ 8548), .1 mis le Vnriluug ;ik compte de Jeun Syber, possédant mie 
fonte analogue, mais que, suivant nous, i! 11’a utilisée qu’une seule fois 
pour composer les notes d’une édition in-folio , sans date, du sixième livre 
des Décrétales de Bonilace VIII et des Clémentines. Quoi qu'il en soit, le Vor- 
ri/ouo- doit être rayé de la liste des éditions de Trechscl. 

Trechscl a publié, à la date du 1 1 octobre 148c?, sous le nom de Thomas 
A-Kempis, nue édition in-quarto du texte latin de Y Imitation, dont nous 
avons vu un exemplaire à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris. 



dZïbérpu'nuts <EfoTïum. 



L 



fLjncipit II b fr pi imus fia fns îCba me 6 e"Rê pis ea nomd regu 
lane 01 dmiB feri Bugultuu', î> c miitatiatie cbalh? p« contcptu 



smniii vanitatii mundi. 





Æ ,,(lïr3p{rïïïum pjinium. 



IBifcqutf me no ambulat 



K iu tcncb.*ie (ci babebit lumen rite 0 feu Pomin 7 
r Tîccfur.roeiba cbîiftiquib 7 âm0ncmur quartn 7 
. — — — ti’irà duo 7 tnoico itnitcmurfi vclimus rtraefter 
3 illuminai (St ati ôrtini cerétate coi dis libet aréSuttium igtf (ta* 
dm nolbni lftinviraibe(ufpi rticditan. Èocmnacbiiiîi omnee 
Pocninasfciôç pccltit.7 qui fpfncii rpibabetctiubrcon ditù lt:l 
mannainnenirct.0cdc6tingiiij>inultier frequentiauditu cud 
gelij paraû Pdïdertii fcnîiii i qi (p iril tint ébl ifh nô babent. Æiui' 
aii e vnltplcnc 7 OpUlt cbi iiti (îbâ intcllr'gcrr op o.’tci vt totam 
niant fnâ illifhjdcat confOUnarc.!Quid,pdcft tibi’alta Pt trini 
talcPifpnrarc fi eareas buinllitatc vndebiTpIiccas tnmotiïle 
rc ali a verba no fa dût fanttnt infhi :fcd virtnofa vira effiat < o 
£bani.t©ptomagie fentirciôpuTiaionô^lcirtduff bifîtnitio* 
iK.SiTctrt s totatn b ibliarn mem îttn'.t omn iû pbilofopboi n^ 
Pûtaïqui'd totU5^>ddTctfinc cbflncaic_bci7 sjra.Elamiao vani 
taré cl omia paru lasepteier onia re Peu et Alt folf Icmirc. pfba c 
fummafapicnti'apcotiicpiâ ninnducndctc ad celrftia régna, 
îjjrfta s 1 gtf eft oiuirias gifuras quercre 7 in illis tp tiare .51 ro 
m'ta s 4 eft bonoicsaiti b il c 7 in altti fe crtollerc. Saniras c car 
nie Bcfidcriîfequi.7 illnd PCfidcrarcpndcpoibnodunigraniiCT 
opoitct piinin'.èonitas eitlongâ vil an optare:7 Pc bona vira 
paré curare. Sautas tO pntciti vitatn foin attcndcre.7 que fut 
tura fnntnô pi cuiderc.® anitascftwligcnc quodciîomni'ttlc* 
riiatctranfit:7illucnofc(Hnaicpbircmpiicmiigaudiiî mancr; 
Â&cmenro dlius frcquctcigracrtn'jiqut'anô fatiaf ociiltio vifuj 
iKcaurisiinpIcfaudiré.StudccTCocoihiù ab aniotcvflîbfluî 
abltrabcrc 7 ad inuitiPilia te tranlK-RC.Tlain fequciuesfuà fen; 
fiMltatcm macuiàt «nfcicntiamogd üt Bct gram. 



(Cfolmm lxvi 

geflus puenrû cfi.Suertar bc 7 a remis fuis fd qS rcliquû filcrn 7 
cimeomqi apte.nc 05 fpiî ceperé âicarne pfuntamini,Scripfî 
ü pfiee t.ilia pnrad&ugultimi notait itracratulo 6 gibarôefpi* 
rituû^tieutnit aliad gicnlii tu éditâtes :bu i folisfotaftjs toûfof 
imajmibus copoicis fc tradût.7 toto eoide vcbcmcntcrfncuit! 
bût.j/n'epinderr mcdiiis birrifirc fatagivm prcplatocjcolla; 
b.ifadmclacolicat'cufanrafheâlcfiancîJtatardcvt imagines 
itéré rertâtas in imagi'nabuaituteg! rebustpia ctten'oi ib ? ac< 
tlpi'at.Ætfiêeuenii infoitiniatib , Pù eauniùt.nôalitei iiîis in c i 
gilia ptingit quop^ba 7 oga nullà intci fepncpfone.iiutlri oidi 
nem fei n.itt t '1 neq? cft pi ineipin necç finie . vbilïé Slulgo A .ne 
q. citcaputnciç caqda.SPegatlofitraîrusaddgnû:irapt vigi 
tantes fainn iare videan t."]bc :!0 nmêt non tirnenda .fpe ranr n ô 
fpeianda.Tlàegaudioôifoluunr.nunerubitonicrotciabercunt 
(Quaicscgcui aitipli’fométc focraâÿmonitôe fapicnris, 

T^racfatulus pcnerabili’smgrijobdnio iScrlbn be me 
ditatoc caidie f ugdu'i i impiTuB pjafie; trecbfelarfj 
impidioi iemagiftré anuo n i c ftln Ê.S6 CCCdpftip.b ic 
Ira.jt/.nicnfisoctabitsfinitfeliciter. 




(ie livre est composé avec des caractères tout différents de ceux du Qt/n- 
dwmïmak mira un , qui appartenaient en propre h 1 réel i. sel et qu’il aurait 
gmvés, comme il le déclare lui-même ci-après. 

Les types du De Imitations provenaient de l'atelier lyonnais de Nicolas 
Millier {Pistons) dit Philippi de Benssheim, décédé en l’année 1488, dont 



HISTOIRE Dr L'IMPRIMERIE EN FRANCE 

T rechscl av;.it continué les travaux et cfo.it il venait tl'éponser la veuve ' 
Après avoir été d'abord la propriété de Pierre Hongre, de i 482 à 1 (voir 
t. III, alphabet, p. 337), ces caractères étaient passés chez Sixte Glnckcngicscr, 
de Nordlingen, établi imprimeur et hôtelier à Lyon. An commencement de 
i.{88, ils se trouvaient entre les mains de Jean Du Pré (voir t. III, alpha 
bet, p. 473), associé temporairement avec Nicolas Philippe, et, finalement, 
restèrent dans l’atelier de ce dernier, auquel Jean Trechsel succédait. 

Le 23 octobre, douze jours après \'hnimnon, paraissaient les sermons 
latins de Grirsch-, le 12 novembre suivant, Jean Trechsel, allemand (A/e- 
humus) , maître en l'art d'impression [/mis impressorie ///ag/ster) , publiait à 
Lyon , toujours dans le même format in-quarto, le Sérum de Puss'tone, de 
Guillaume Textor, d’Aix-la-Chapelle, prêché à Bâle et dédié à Guillaume 
de Rochefort, chancelier de France. 



palïïonecbufti 

pendent? cm 111 patibulc créa cote. Sir Ico in fcr.jtr.Otpa Atone 
7£rt«,b,l,addafaucto!tta8®crn.ccfacramcntob.v,/£i su 
guft,<jui(larimfcquiftbi'dc.2Uldcrcucrsnôruflïccrctnirn oc 



c/ircdaucrct.îicttinitîâlcqui'fojuBCarcpctBquivfuâpetcns 
tfbua fonlc nabi a oonaircrirlacbifmarih'n vann m'rimur. Jdt'o 
adillufidudalrtcriïcunanEocuotiÏÏimcrojjâtcev'tqutrua paf 
iïon c nquircdü tenrâ 2 infema nalba cria caïds fdndcrc ac ad 
reetc copadcndü Oigttef crnoll ire mtcrcdïïcnc trifiilïïmc fuc ma 
trie bodic (ibi acctaieeereliclo incftabllitriflcnV t lacbij-mie 
ofîrflciif[,p cuEimpetral 5c Oicamus palcrnbr Suc maria. Jn 
Iraucrâtaqucrfigad aiamJtieâ.aqB illaspafiroidoctpi'atarc? 
dndan tee fta nos fufeipe curcmus in ncbm.ûuc stlc fufage c 
Oignal ua.ipc cm ad patris bencicp nabfs ta ntaç aquaç. fufti 
nuit impc I Ë nos ad tlliuo bonoiéd noftrûralutècafdcm a quas 
Wgufîâdc cépotiamnr. q$ pt fie ri fàalf’poflîl ,’fSiiitioTC, 

•&plicir rcmiomagfOraliB a octioriffîimie OcpafliccOninriic# 
fu,rpi .cdil a mgro ^uiîcrmo letton 0 oc Squlfgrano lacit tbc-' 
olojp'c f;j rncf.îTi.'rîo oocto; c JmpiclïijB Zugô. j> JJofSe} trecbf c! 
alemanù ard| impicfî'oric magiftrù.2unonrc faillit HÊ | ccccf,rjtjtijc 
Oie j:i|. noue ni b2f8, jf nii t fui iriter. 



niteriouteaie nicU'Btiirirct.iEuippe cuino rafla Clfuirit.pnna 
petisomuerfa crtrir.fccuB illala fulhncrcniïtrtià paffionièaq 
mtrqrcnl vfcgad üiajfuâ oigne no rcfpoudcrirttiÏÏ côpaffl'onis 
foires amariect aie nncùifcrfoia q piPpctd rira x> otHlIepaffue 



Fn ! |8p. J rechscl yvah déjà imprimé plusieurs livres qui striaient si bien 
vendus qu;i i;i bu des Commentaires de Le Tourneur ( Fôwm) sur Aristote, 
sortis de ses presses, il s écrie, dans un élan d'enthousiasme : «Le Français et 
I Allemand se gorgent toujours de mes livres. La France tout entière en fait 

Rondo 1 , Les grarears si ir bis et les im/rrimews it Lj-eit em xv siècle; ouvrage cité, p. 175. 




ATELIER DE JEAN TRECHSEL 



57 



1 éloge; elle les aime et les achète. C’est moi Jean Trechscf qui ai grave les 
caractères que tu vois : 

Gallus, Gmuauus semper nuis libris nplerus. 

Lauclat, amat , émit meos iota Franchi» libnis. 



Has (sic) j ni Ami enmetheres scnlpsic Trcehselqne Joiunuus. 

Il donne ensuite ia date d’impression qu’il faut dégager de ces deux vers 
passablement alambiqués : 

A n no mïlleno ter c, ll socïato, 

Lx adpnicto ter x, seine ! i tpie etmota. 

L’an millième, pins trois fois cent, deux chiffres cinquante accouplés (txfool aux- 
quels on ajoute soixante, et trois fois dix, dont on retranche t (90 moins 1). 



Ce qui donne au total : 1489'. 



tfpijrjma J«t>a nitia pertWe, 

1(5!Ctf>iI[ctmio Sottoi porifea: pw quoi 
UsirtefTasmcfto Çpargeit roicgenae. 
JSambuobaudpnlciB pictacetgiobarmfB ùnpar, 
tOui fcn’pftnr quirauta ppi lofopb ta Bdcct. 

Haiti tptilB alicglofule moduUrnina irmpttt, 
Huila pordt moduIOBcquiparamiioB. 
tfr atiia p alcae et ilhs col I igc graua. 

rroflnjm If du 0 que glona noltra pci$rdi*e* 
<&mnia tu noftrc mra f a lut» faScs, 

Binai raine oortuno ocpwmtB numéro (audi'ac 



fSallue jcntrinuB tempe r meie libiie rcplcties, 
Zaudar.amai.cmir.nicoBi ora fTancpia fituoe. 
tCOe (inuaomniB pabeume manuavita capit. 

Ëae ruber quidam pa [ta (taper o forai odlc 
Ibasguidem caraabf)Ti>fculpfîi rrccbfcl^iobaflitc». 
aimo mitlcno rcr.c.u.fbpatd. 

Z p adihnctn rerjr fenid 1 <ç a mol O. 




’ 1 .'exemplaire <|iie nous avons vu de cetie édition appartient à la lîibliollièipie royale de Munich. 
II est décrit par Hain (11° *16022 ! et provient de l’ancienne abbaye de Tegernsee. 



iv. 



8 



M TlbM U. 




58 



HISTOIRE DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 



Cette élucubration poétique est suivie de la marque de J. Trechsei, 

Peu de temps après, Trechsei réimprime i Expositio Georgii super Summalis 
magisrri Pétri Hyspani. Enflé par ie succès, il renchérit encore dans une longue 
tartine de 3 1 vers sur les Commentaires qn’ii édite, pour forcer la main aux 
acheteurs : « Achète-Ies, dit-il (Haseme), et afin que tu n’ignores pas où je suis 
eu vente (Ne mm ignora ubi sim venalis), car tti te promènerais eu errant par 
toute la ville (et ares nrbe ragus tôt a) \ c’est Jean qui m'a imprimé tel que je 
suis, Trechsei est mon nom ajouté h mon prénom.» La date d’impression est 
exprimée de la meme manière et d'une façon encore plus compliquée : 

An no mi l/en 0 ter c, bis l quoatte deno, 

X sex adjnncto, xx seine/, 1 que remoto. 

L’an millième et trois fois cent, avec deux fois cinquante, plus dix (i4io); six 
fois dix ajoutes, et une fois vingL, eu retranchant une unité (do plus 20 moins 1). 

Ces chiffres donnent 1 4 Bp comme pour le Versor. 

Trechsei indique en outre le jour où il a achevé d'imprtmer le volume et 
prend congé des lecteurs par cette péroraison ■. 

Félix utretqnc lux diesqne nobis. 

Ut vouas amo apriles la (aidas 
Signait di me/ioribvs lapi/lis. 

Hicjineiti tribni, sed /lie ainiann , 

Lector, so/ve. Faces dissimvlasque ; voie. 

Le jour qui nous apponc la lumière est un jour heureux. C'est ainsi que j’aime le 
neuf des Calendes d'avril qui doit être marque d’une pierre blanche, car c'est à cette 
date que j'ai achevé d'imprimer cct ouvrage. Maintenant, lecteur, paye ton ami. 
Tu ne dis plus rien et tu te dérobes : adieu. 

Le p des Calendes d’avril correspond au 24 mars 1480; or, la fête de 
Pâques tombant cette année le tq avril, c'est donc en 1 4 9° (n. st.) que 
cette date doit être reportée. 

Nous reproduisons en entier, à la page suivante, ce long co/op/ion dont H, tin 
u a transcrit qn une partie', et qtn contient encore d’antres carieux détails. 
Nous en avons extrait quelques passages pour lesquels nous avons essaye nne 

Reperlsrhan bibliogrtiplncttm , 11” *7602. Ce lit re est aussi à la Bibliothèque royale de Munich. 




ATELIER DE JEAN TRECHSEL 



59 



traduction libre, car de pareils morceaux som intraduisibles moi à mot et 
la saveur particulière ne peut en cire appréciée que dans l'original latin. 

Le livre, de format in-quarto, est imprimé à deux eolonnes avec le carac- 
tère gothique grave par Trechsel. Les commencements de chapitres ainsi que 
les Pana Logica/ia qui lerniiitent le volume sojh composés avec un caractère 
beaucoup plus fort, qui ucsi autre que le gros caractère du icxic de la 
Pragnmnca Sauctio, dernier livre sorti des presses de Nicolas Philippe en 
septembre 1488 (voir t. Il], alphabet, p. 153). La marque de Trechsel csi 
placée au verso du dernier feuillet, au milieu d'une page blanche. 



0i attribut amrifi ptobari 

/Ê^o/ioiîmoruo® te libella 
’Bx oocro plaças teappoaiwiri 
71 il epi miu# cradi'n I q>. cft 
B cd net an didi us bemgn n f<Ç 
Si rcpcao:i:fi7CTiet»irou’ 

71 1 c ro n c£o 0 m*iu e* ma I icfn oçt 
£û font» en rïnnl’en 01 rua en paradifua 
£üfloeet floç,.fal oim pb'lofopboç 

i 1 < ch e tipio dit m coù r bïem$ I tbcilo d 
£1 1 oinitee longcqumo Çabwc vie. 

Mo $ «no4 0 a rra f bje nib’ m Cbi a n a 1 abclf 
Scrmib’Oa magMftmfman* pna capn. 
Tlcînignoiïdçtn'fimvcnalns:» erre* 
■yrbe vagua rota mtbucecerniscnfl. 
1 CD«jî piger curcpmia ferre m« 

victureg inequocp omere carrée 
Jn apiâr. on en gkuia fera v<n 1 1 
epuifl ram Ion go pofTiafarureflelibilIo 
4 'ecîoi rad^uc a met>ifhc|?a pauca peu# 
Ôidlnpne rlnrâput’ri^nyaiiapofcunf 
ïibeiri; tocnlugduncTitç féciidu» 
j£Deqnidêi<>bâricdirnpt;lTii rf^abai 1 e* 
Sjirrfcfcei aidant’ nom ccâgnomc £êro* 
ÏÏn n 0 m ü !<n 0 1 ei ,c. bi'a.L qu oq» den o 
3 : fcf adiuncio.tf.fcmd iqncmoeo 
/fcli'p otratç, lupôicfcç, no bis 
ÿi nonaa amo affiles bail ndae 
Bignâdimdtwihualapilh's. 
ittic fin cm mbucfed pic smicum 
^aro;fcluc-racna;ùifrimnlaf(p vs(c. 



Trccliscl publie ensuite les gloses de Jean Le Maître (r/c Magistris') sur 
Pierre d’Espagne, commentateur d'Aristote, en copiant une édition que 
venait de donner son confrère, Henri Mayer, de Toulouse. 

En tête du livre, i( réimprime en gros caractères lavis de Mayer. 

A la fin de et volume, Trccliscl répète avec quelques légères variantes 
la pièce de vers finale du Vnsur (voir fac-similé, p. 57) : 

G/i/fur, Germauus, scinper mets /Unis rep/rtus. 

Laudal , a mur, finir (ont uietis Franchi libras , 

Me sinus (liants keibet, me matins mut capit. 

Eccc ru bd quidam , pa/ld, stnpct, oscitat , adit. 

Mas q 11 idem caractères sen/psir Trechselque Johannes. 



8 . 



6 o 



HISTOIRE DE L'IMPRIMERIE EN FRANCE 



La date d'achèvement est enstine formulée de la meme manière qu au 
Vers or et au Gemgins (voir fac-similés, p. 57 et yp) : 

Anna millena ter c, ll socisuo, 

Lk adjnncto ter x, uil irnle si mm. 

Lan millième et trois fois cent accouplés à doux chiffres de cinquante (i 4 oo), en y 
ajoutant soixante et irois fois dix (9°) ' sa,ls en rien rctianclier. 

Ce qui donne 1490. La marque de Trechsel vieil 1 ensuite : 



jh mofiflirni boilaitim nti'u j « pl?ilofcp(j it 
mortau'^e "JMil'fitnlî* ma^diri ÿot»«nni8CiC 

rnî^i'Uri^lummulaiü “pan tyftMnï glofufc ep 
«tcfiiTTirK ad mttilcm toctiwfo lupftlï» feîici ifdt 
Itli'munr. 



/Ôâllutrgerniânue fempermete liba» revlanic 
Mandat amal cmff.fol a mcoa francia IitgOB 
Q-De firme amnfeÇa Ext me ntanuevwa captt 
if ccc rabft quidam |w Ikt flup*t oftrtar odii 
lOarquid^csracrefrt» rrulplîi ntfrt?fd<p5°bc0 
Sun© millcno i er^ltfocfai o. 

2*a<Jjuniw trr.jp.ml irrde a mro c 




Le volume, de format petit in-folio à deux colonnes, qui n est pas cité 
par les bibliographes, sc trouve à la Bibliothèque d’Avignon. Cette édition 
avait échappé à nos recherches; elle a éié signalée à notre attention par 
M. Labaudc, conservateur de eei établissement. 

Le 19 mai 149°» Jean Trechsel terminait l'impression de la Pratique île 
i/iédiri/ie et de pharmacie de Valese tic Tarante', docteur de Montpellier ci mé- 
decin du roi de France ( Vt/csd de Tharama P r tic t ica que alias Pliila/iiuiu dicitur). 



Balescon, médecin célèbre du xv' siècle, plus 
connu sons le nom de Valese on Valois de Tarante, 
naquit à Montpellier on aux environs, vers l'an 
138a. Quelques-uns disent qu'il était Portugais, 



Ce qu'il y a île certain, c'est qn’il a exercé la mé- 
decine en France pendant trente-six ans. lia re- 
cueilli loul ce que l'étude et l'expérience lui avaient 
appris dans sou livre intitulé: Praaica stu Phihmum,